"Nous mobilisons à présent 100 millions d'euros (...) pour acquérir des tests rapides que nous allons distribuer aux États membres. Et nous lançons une procédure conjointe de passation de marché afin d'en obtenir davantage", a déclaré la chef de l'exécutif européen dans une allocution à la presse.

Les tests antigéniques, moins performants que les tests PCR actuels, ne nécessitent pas d'analyse en laboratoire, et le résultat peut être connu en 10 à 30 minutes.

Ces tests rapides "peuvent jouer un rôle important, mais nous proposerons une approche à l'échelon de l'UE en matière d'approbation et d'utilisation. Ce n'est qu'à ce moment qu'il y aura reconnaissance mutuelle des tests et des résultats des tests", a insisté Mme von der Leyen.

Charles Michel, le président du Conseil européen (institution représentant les Etats), avait lui aussi plaidé mardi pour coordonner l'homologation des tests rapides et garantir leur production "à l'échelle européenne pour qu'ils soient disponibles partout".

A la veille d'un sommet par visioconférence des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept, Ursula von der Leyen a de nouveau réclamé un meilleur partage des données sanitaires entre les Etats sur la plateforme de données liée à l'ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies).

"Cela nous aidera, par exemple, à savoir où il existe des capacités dans les unités de soins intensifs" ou si des transferts de patients par-delà les frontières "peuvent être organisés en cas de nécessité", a-t-elle fait valoir.

La Commission, qui entend coordonner les stratégies nationales de vaccinations, propose de prolonger de six mois les exonérations de TVA pour l'achat de vaccins et de kits de dépistage.

Mme von der Leyen a appelé encore une fois à harmoniser les règles pour les voyageurs à travers l'Europe, notamment en élaborant un "formulaire commun de localisation des passagers de l'UE".

Elle propose par ailleurs "d'étendre les voies réservées, limitées jusqu'ici au fret routier, en faveur des transports ferroviaires, aériens et par voies navigables" pour ne pas perturber les échanges commerciaux au sein de l'Union.

Elle réclame enfin une interopérabilité accrue entre les applications de traçage nationales, invitant tous les États à relier les applications au portail européen lancé récemment.