Les raisons en sont le risque plus élevé pour cette tranche d'âge de contracter une forme sévère de Covid-19, ainsi que la protection assurée par la 4e dose.

Cette dernière pourrait aussi être envisagée pour des personnes âgées de 60 à 80 ans ayant un risque sanitaire élevé, en fonction de la situation épidémiologique nationale. Mais l'ECDC et l'EMA notent qu'il n'y a actuellement aucune preuve claire, au niveau de l'UE, que la protection contre la forme grave de la maladie diminue sensiblement chez les adultes de cette tranche d'âge ayant un système immunitaire normal, et donc aucune preuve claire pour soutenir l'administration immédiate d'une quatrième dose.

Pour les moins de 60 ans, il n'y a actuellement pas de données indiquant la nécessité d'un deuxième rappel vaccinal, ajoutent les deux instances.

Elles exhortent malgré tout les citoyens à finaliser leur schéma de vaccination initiale et de rappel conformément aux recommandations nationales. Fin mars dernier, 83% des adultes avaient achevé leur vaccination initiale et 64% reçu une dose de rappel dans l'UE.

La Belgique propose déjà l'administration d'une deuxième dose de rappel aux personnes immunodéprimées (soit environ 300.000 personnes) ainsi qu'à celles ayant reçu le vaccin unidose de Janssen et la première dose de rappel (soit 400.000 personnes). D'autres pays de l'UE ont également rendu possible cette deuxième dose de rappel, comme la France pour les plus de 80 ans ou les Pays-Bas pour les plus de 60 ans.

C'est pour éviter des recommandations trop divergentes que les Vingt-sept avaient, la semaine dernière en Conseil, demandé à la Commission européenne de mener un travail de coordination des États membres, avec l'ECDC et l'EMA.

Au vu de l'avis de ces deux instances, "je demanderai l'avis du Conseil supérieur de la Santé sur l'intérêt d'un deuxième booster à ARNm pour les personnes les plus âgées", a réagi la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale.