Depuis bientôt un an, le coronavirus touche notre pays de plein fouet. Ce que certains désignaient comme une simple gripette en février 2020 s’est en réalité avéré bien plus dangereuse. Depuis un an, un peu plus de 20.000 de nos citoyens sont décédés de cette terrible maladie qui touche davantage les personnes les plus âgées mais qui peut, aussi, frapper au hasard. Nos vies sont aujourd’hui complètement chamboulées et la situation sanitaire actuelle risque de perdurer encore de nombreuses semaines. Alors que l’on pensait le gros de la crise derrière nous, les variants britannique et sud-africain font craindre le pire, eux qui semblent être plus contagieux et non moins mortels. Et certains experts avancent déjà l’idée d’une troisième vague. Pourtant, il y a des raisons de garder espoir et de positiver.

1. La vaccination a commencé

Entamée le 28 décembre, la vaccination en est encore à ses balbutiements mais elle a le mérite d’exister. En un mois, 192.117 citoyens ont reçu la première dose, selon les chiffres de Sciensano arrêtés au 24 janvier. Certes c’est peu à l’échelle du pays – cela représente à peine un peu plus de 2 % de la population belge – mais ces chiffres devraient connaître une croissance exponentielle dans les prochaines semaines, lorsque le retard de Pfizer sera résorbé. L’autre bonne nouvelle, c’est que ce sont les personnes les plus vulnérables qui sont vaccinées en premier. Nos seniors les plus fragilisés étant peu à peu vaccinés, on devrait enregistrer une diminution importante des courbes, si pas des contaminations, au moins des décès dans les prochaines semaines.

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2. Pfizer n’est plus seul sur le marché : le vaccin de Moderna est arrivé


Pfizer, qui rencontre des problèmes pour assurer l’approvisionnement des doses sur le marché, n’est plus en monopole. L’agence européenne des médicaments a donné son autorisation pour les vaccins de Moderna. Les mille premières doses ont été livrées à l’hôpital d’Anvers. Et la campagne de vaccination du personnel médical de l’hôpital anversois a débuté la semaine passée. Ce vaccin devrait permettre de combler le retard enregistré dans les commandes Pfizer le temps que le groupe américain soit en mesure de reprendre un approvisionnement normal. Selon le calendrier prévu dans le cadre de la vaccination Moderna, 13.000 doses devraient être administrées cette semaine, 31.000 doses la semaine prochaine et 94.000 doses dans deux semaines.

3. Les vaccins seraient efficaces contre les nouveaux variants

La firme pharmaceutique américaine Moderna a annoncé ce lundi que son vaccin restait efficace contre le variant britannique. "L'étude n'a pas montré d'impact significatif sur les niveaux d'anticorps contre le variant britannique par rapport à de anciennes variantes", a expliqué Moderna ce lundi. Selon des chercheurs de deux universités britanniques et néerlandaises, le vaccin Pfizer serait également efficace contre le variant britannique. Par contre, concernant le variant sud-africain, Moderna déclare que les anticorps générés par son vaccin ont plus de difficultés à détecter le variant sud-africain. "Une réduction par six" des niveaux d'anticorps contre le variant sud-africain a été testé. Mais "malgré cette réduction", les niveaux d'anticorps "restent au-dessus de ce qui est attendu comme nécessaire pour obtenir une protection", a écrit Moderna. Du côté de Pfizer, aucune étude n’a permis d’établir que le vaccin serait efficace ou non contre le variant sud-africain.

4. On est arrivé à un palier en termes de contaminations

La Belgique est parvenue à juguler, à coups de grands efforts et de sacrifices économiques et sociaux, la deuxième vague. On est ainsi largement en deçà des chiffres observés en octobre dernier. A cette période, le chiffre de 20.000 contaminations quotidiennes avait été atteint. Avec, malheureusement, un peu plus de 200 décès quotidiens. Aujourd’hui, l’épidémie tourne autour des 2 .000 contaminations et 50 décès quotidiens. La vaccination en cours devrait permettre de faire encore baisser ces chiffres puisque les personnes les plus fragiles seraient immunisées.

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5. Nous sommes meilleurs que la moyenne européenne

Alors que les chiffres augmentent dans toute une série de pays européens, la Belgique fait figure de bon élève. Au point même d’être pointé comme exemple par les pays voisins qui s’interrogent sur la manière dont la Belgique est parvenue à sortir de la deuxième vague. Les chiffres des contaminations sont en effet moins importants que la moyenne européenne.


6. La colchicine permettrait de réduire le nombre de décès

Aucun traitement efficace n’a encore été trouvé pour lutter contre le coronavirus. Certaines hypothèses comme la chloroquine, vantée par le professeur Raoult, ont finalement été jugées inefficaces. Une lueur d’espoir est toutefois apparue ce week-end en provenance du Canada. Une étude menée sur près de 4.500 patients à travers le monde, depuis 2020, tendrait à confirmer que la colchicine, utilisée dans différentes maladies dont la goutte, qui est une arthrite inflammatoire, et la péricardite, entraîne une diminution de plus de 20 % des hospitalisations et des décès relatifs au covid-19. « Quand on a affaire à des patients qui ont eu un test qui formellement prouve leur diagnostic de Covid-19, le résultat avec la colchicine est encore meilleur, c'est-à-dire une réduction de 25% des hospitalisations, de 50% du besoin de ventilation mécanique avec un respirateur et de 44% des décès », indique le docteur Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherches de l'Institut de cardiologie de Montréal.

7. Une immunité de huit mois

Alors qu’on ignore combien de temps les anticorps restent actifs contre le coronavirus, l’institut d'Immunologie de la Jolla (Californie) a annoncé récemment que les personnes ayant été contaminées par le virus seraient protégées d'une réinfection pendant au moins 8 mois . Il en irait de même avec les personnes qui recevront le vaccin. Cette période permettrait à l’ensemble de la population belge d’être vaccinée avant de procéder à une nouvelle administration du vaccin, si celle-ci devait s’avérer nécessaire.

8. L’Allemagne va tester le Regeneron, le médicament qui a soigné Donald Trump

L'Allemagne va devenir le premier pays de l'Union européenne à utiliser contre le Covid-19 le traitement expérimental à base d'anticorps de synthèse administré à Donald Trump. Le gouvernement a acheté 200.000 doses pour 400 millions d'euros. Deux déclinaisons de ce traitement à base d'anticorps "monoclonaux" seront utilisées dans des hôpitaux universitaires la semaine prochaine. Le Regeneron fonctionne sur base d’anticorps qui imitent le fonctionnement du système immunitaire après la contamination par le coronavirus en allant bloquer la pointe du virus qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines et de les pénétrer. L’ancien président des Etats-Unis, Donald Trump, avait été traité par le Regeneron lorsqu’il avait été hospitalisé, en octobre. Les tests réalisés à grande échelle devraient permettre de confirmer ou non l’efficacité du traitement.

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