Le Danemark a suspendu jeudi, par précaution, l'utilisation du vaccin de la firme anglo-suédoise contre le Covid-19 en raison de craintes liées à la formation de caillots sanguins chez certaines personnes vaccinées.

Des cas de thrombose ont également été rapportés en Norvège, ce qui a poussé le pays à suspendre l'utilisation du vaccin AstraZeneca. Plusieurs pays européens comme l'Irlande, l'Islande et les Pays-Bas ont ensuite emboîté le pas aux deux pays nordiques. En Italie, la région du Piémont (nord-est de l'Italie) a annoncé dimanche avoir repris les vaccinations AstraZeneca, en excluant toutefois par précaution un lot, après la mort d'un enseignant vacciné la veille.

De son côté, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a ouvert une enquête "accélérée" mais continue de préconiser l'usage du produit, en soulignant que les avantages continuaient de l'emporter sur les risques.

Trente cas d'incidents thromboemboliques ont été rapportés sur les quelque cinq millions de personnes vaccinées au sein de l'Espace économique européen (EEE), selon le professeur Jean-Michel Dogné de la task force Vaccination en Belgique. Cette dernière partage d'ailleurs le raisonnement de l'EMA sur la "balance positive" du vaccin AstraZeneca.

Le groupe pharmaceutique anglo-suédois affirme pour sa part qu'il n'y a "aucune preuve de risque aggravé" de caillot sanguin entraîné par son vaccin, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'il n'y a "pas de raison de ne pas utiliser" ce vaccin.

Au total, près d'une dizaine de pays ont suspendu par précaution l'utilisation du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, après le signalement d'effets secondaires "possibles" mais sans lien avéré à ce stade.