Les premiers codes de téléconsultation créés pendant la crise Covid disparaitront et seront remplacés par d'autres codes encadrant les consultations téléphoniques et vidéos. Ces dernières seront davantage rémunérées et la patientèle devra désormais participer aux frais de la consultation. Concrètement, le montant dû s'élèvera à quatre euros pour une consultation vidéo et deux euros pour une consultation téléphonique (dans les deux cas, un patient bénéficiant de l'intervention majorée de l'Inami ne paiera qu'un euro).

Le nombre de consultations à distance remboursées ne sera finalement pas limité. Cependant, l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) et ses partenaires partent du principe que ces consultations à distance ne peuvent être qu'un complément aux consultations classiques avec un contact personnel et un examen physique.

"Le but n'est pas que la consultation par vidéo devienne la norme et remplace la consultation traditionnelle", commente le ministre fédéral de la Santé publique. "L'examen clinique constitue bien sûr une partie essentielle de la pose d'un diagnostic. Toutefois, il n'est pas toujours nécessaire et c'est notamment dans ce cadre que la consultation à distance peut avoir une plus-value tant pour le patient que pour le médecin."

Dorénavant, quatre conditions devront être satisfaites pour qu'une consultation à distance soit remboursée. Il devra s'agir d'une consultation auprès d'un médecin que le patient consultait déjà, auprès d'un spécialiste vers lequel un autre médecin l'a orienté, ou encore auprès d'un service de garde de médecine générale. Cette consultation devra émaner d'une demande du patient et avoir l'accord du médecin, ce dernier étant tenu d'avoir accès au dossier du patient au cours de celle-ci. Enfin, la plateforme utilisée pour un entretien vidéo devra être sécurisée et conforme aux bonnes pratiques en la matière.

Selon une enquête intermutualiste réalisée au cours de l'été 2020, 75% des personnes interrogées se sont dites satisfaites, voire très satisfaites, des téléconsultations dont elles ont bénéficié durant le confinement, souligne le cabinet de Frank Vandenbroucke.

Par ailleurs, un groupe de réflexion scientifique a travaillé ces derniers mois sur la thématique et remis une proposition pour l'organisation et le financement optimal des consultations à distance des généralistes. Elle servira de base à l'élaboration d'un modèle plus "définitif", selon l'Inami.