Outre les serviettes hygiéniques et les coupes menstruelles, il existe désormais une culotte menstruelle qui est garantie sans perturbateur endocrinien et sans risque de SCT.

Emmanuelle Zimmer est animatrice et assistante sociale au Planning familial Willy Peers de Namur. Elle va régulièrement à la rencontre de jeunes dans les milieux scolaires dans le cadre de l’Evras, l’Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle.

Selon elle, la cup, soit la coupe menstruelle en caoutchouc, n’est vraiment à conseiller qu’auprès des personnes à l’aise avec leur corps, ce qui est rarement le cas des ados : « Il faut l’introduire ou le sortir avec les mains, et souvent, les jeunes filles ne sont pas du tout prêtes à cette intimité », sans parler des soucis d’hygiène que cela comporte dans des toilettes scolaires où il n’y a pas de lavabo dans chaque toilette… De même, une coupe menstruelle gardée trop longtemps induit la possibilité d’un syndrome de choc toxique. « Un tampon avec un applicateur, c’est ce qui semble le plus pratique et le plus propre dans la tête des ados ».

Même si là aussi, ces protections, comme les serviettes, sont de plus en plus montrées du doigt à cause des produits chimiques utilisés pour les blanchir notamment et de la problématique du plastique, suspecté d’être un perturbateur endocrinien et présent dans toutes les protections classiques. « Il n’y a pas d’études probantes encore sur ce sujet des perturbateurs endocriniens », explique une sage-femme, « Une recherche récente a aussi montré qu’il n’y avait pas de lien entre syndrome du choc toxique et produits chimiques ». Les questionnements flou est de plus en plusdans ce domaine....

A noter qu’une nouveauté est apparue il y a peu, qui est l’objet d’un large engouement : la culotte menstruelle, un sous-vêtement ultra-absorbant, imperméable et anti-odeurs et lavable qui pourrait permettre de vivre mieux ses périodes de menstruations. Selon le Huffington Post, qui a testé 10 culottes, elle promettent toutes une solution « écologique, saine, et sans aucun risque de choc toxique ». Ces culottes expliquent qu’elles absorbent l’équivalent de 2 à 3 tampons. Les inconvénients : elles doivent être rincées longtemps avant d’être mises en machine, on doit pouvoir en posséder entre 3 et 6 en période de règles et ces culottes coûtent une trentaine d’euros pièce...

Un tampon régulier avec applicateur coûtent 0,15 et 0,25€ (pour des marques hors prix de marque discount), une serviette hygiénique, pareil tandis que les serviettes en tissu écologique et lavable coûte entre 30 et 40€ pour 6 pièces. Avec le temps, comme les culottes menstruelles elles sont rentabilisées mais demandent une plus grande implication pour les garder propres et hygiéniques.