Santé

Ce qui paraît être alarmant est en fait une bonne nouvelle pour les personnes prédisposées génétiquement aux crises cardiaques : en dormant entre 6 et 9h, le risque est réduit de 18% !


Une étude publiée récemment dans la revue scientifique Journal of the American College of Cardiology a montré que les personnes qui dormaient moins de six heures par nuit enregistraient un risque accru de crise cardiaque de 20% par rapport à ceux qui dormaient entre six et neuf heures par nuit. A l'inverse, les sujets qui dormaient plus de neuf heures par nuit voyaient leur risque augmenter de 34%.

Plus les sujets s’éloignaient de la fenêtre de référence de six à neuf heures de sommeil, plus leur risque augmentait. Par exemple, les participants qui dormaient cinq heures par nuit voyaient leur risque de crise cardiaque augmenter de 52% par rapport à ceux qui se reposaient entre sept et huit heures, alors que ceux qui dormaient dix heures étaient deux fois plus susceptibles de faire une attaque.

Leurs résultats restaient avérés après avoir pris en compte 30 facteurs pouvant potentiellement influencer les résultats, comme la composition corporelle, l’activité physique, le statut socio-économique et la santé mentale.

Cardiaques, dormez entre 6 et 9h !

Et surtout, la bonne nouvelle réside dans le fait que le sommeil entre 6 et 9h a une influence directe et vertueuse sur les personnes prédisposées aux crises cardiaques. En effet, lorsque les chercheurs ne se sont intéressés qu’aux sujets ayant une prédisposition génétique aux crises cardiaques, ils ont trouvé que le fait de dormir entre six et neuf heures par nuit réduisait leur risque de crise cardiaque de 18%.

Cette étude menée pendant 7 ans auprès de 461 347 individus "fournit l’une des plus fortes preuves à ce jour que la durée du sommeil est un facteur clé lorsqu’il est question de santé cardiaque, et que cela est avéré pour tout le monde», a précisé l’auteure Celine Vetter, de l’University of Colorado Boulder

«C’est un message d’espoir, que peu importe son risque héréditaire de crise cardiaque, dormir un nombre suffisant d’heures pourrait réduire ce risque de la même manière qu’une alimentation équilibrée, ne pas fumer (…)», a ajouté l’autre auteur Iyas Daghlas.