Les cours sont suspendus dans le primaire et le secondaire. Mais pourquoi la parents peuvent encore déposer leurs enfants à la crèche ? 


La Belgique a annoncé, ce jeudi 12 mars, une série de mesures sans précédent pour faire face à l'épidémie de coronavirus. " Nous voulons éviter des situations comme en Italie ", a expliqué la Première ministre, Sophie Wilmès (MR). Pour cela, les autorités ont décidé d'annuler toutes les activités récréatives, qu'elles soient sportives, culturelles ou folkloriques. Les bars, restaurants et cafés fermeront leurs portes ce vendredi 13 mars dès minuit.

Des mesures spéciales ont également été prévues pour les établissements scolaires. Les cours seront suspendus à partir du lundi 16 mars et ce, jusqu'au 3 avril. " L’encadrement des enfants sera assuré au moins pour les personnes qui travaillent elles-mêmes dans le domaine des soins, et pour les enfants dont il n’est pas possible d’organiser une garde autre que par les personnes âgées ", a décrété Sophie Wilmès.  

 

Quid des crèches ?  

Les crèches, quant à elles, resteront ouvertes. Une décision qui peut paraître surprenante au vu des dispositions prises pour les écoles. " Il s'agit de plus petits établissements où les règles d'hygiène sont strictes et bien respectées , explique Vinciane Charlier, porte-parole du SPF Santé Publique. Il y a donc moins de risques de contagions ". Un autre point important: la crèche ne fonctionne pas comme une école traditionnelle. " Il n'y a aucune obligation" , détaille Vinciane Charlier. " Les parents ne doivent pas déposer leurs enfants à la crèche, alors que dans les établissements scolaires, c'est le cas ". Ceux qui souhaitent garder leurs bambins à la maison plutôt que de les laisser à la crèche sont tout à fait libres de le faire. " Cela n'aurait pas été le cas des parents qui voulaient garder leurs enfants à la maison par prévention dans le primaire ou le secondaire ", ajoute la porte-parole du SPF Santé Publique. 

Enfin, la porte-parole le rappelle: les enfants ne font pas partie de la population à risques dans le cadre de l'épidémie de Covid-19.