La tranche des 14-30 ans est beaucoup plus touchée qu'auparavant. Depuis le début de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus, le Centre de prévention du suicide a également constaté une hausse constante du nombre d'appel sur sa ligne d'écoute. En 2020, plus de 19.000 appels ont été décrochés dont plus de la moitié étaient des appels de crise. Plus de 23% étaient des appels de soutien et 6% des appels pour un tiers. Les jeunes ont été plus nombreux qu'avant et un nouveau public a fait son apparition : les détenus. Ces derniers ont particulièrement souffert des mesures sanitaires visant à éviter la propagation du virus dans les prisons, avec notamment la suspension des permissions de sortie et des congés pénitentiaires et l'annulation des visites ou un accès restreint aux douches et à la promenade lorsque le confinement était décrété pour faire face à un foyer de contaminations.

Le nombre de consultations pour l'accompagnement du deuil par suicide a également grimpé de 30,7% par rapport à 2019.

Face à la crise sanitaire, le Centre de prévention du suicide s'est adapté et a proposé des modules de formation en ligne de deux heures pour aider les intervenants du secteur psycho-médico-social confrontés à un public en grande détresse. En tout, ce sont plus de 60 modules de formation de durée variable (entre deux heures et deux jours) qui ont été dispensés.

Face à la crainte que la crise du Covid n'ait encore des conséquences dans les années à venir, le centre de prévention a lancé un appel au bénévolat afin de disposer de plus de volontaires pour répondre aux appels. Ceux-ci seront formés à l'écoute active durant deux mois à Bruxelles. Un appel au don a également été lancé.

Toute personne ayant des pensées suicidaires peut contacter le Centre de Prévention du Suicide via sa ligne d'écoute gratuite et anonyme (0800 32 123) ou son secrétariat afin d'obtenir des informations ou un rendez-vous (0476 53 00 84).