Santé Pierre Smeesters, le chef du Service de pédiatrie à l’Huderf dénonce le comportement inconscient de certains qui décident de ne pas vacciner leur enfant.

La Semaine européenne de la vaccination (SEV) se déroulera cette année dès ce mercredi jusqu’au 30 avril. L’objectif ? Informer le grand public mais aussi les professionnels sur la vaccination et son intérêt. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), chaque année, entre 2 et 3 millions de morts sont évitées grâce aux vaccins, et pointait l’hésitation vaccinale comme l’une des 10 plus grandes menaces pour la santé de l’humanité. Et récemment encore, l’OMS tirait la sonnette d’alarme à propos de la rougeole. En effet, en 2016, 5 000 cas de rougeole ont été recensés en Europe. Et en 2018, le compteur est monté jusqu’à 82 000 cas.

Pour le premier trimestre de l’année 2019, le nombre de cas de rougeole a triplé au niveau mondial (112 000 personnes touchées). Rien que dans notre pays, la couverture vaccinale pour la rougeole est différente en Wallonie et en Flandre. "Par exemple, au niveau de la rougeole, on constate qu’il y a 50 fois plus de cas en seulement trois années. La tendance est donc lourde et c’est inquiétant car il y aura des conséquences au niveau général et épidémiologique dans les années à venir", commente le professeur Pierre Smeesters, chef du Service de pédiatrie à l’Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola (Huderf) à Bruxelles.

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