Ce type d’intervention chirurgicale pour lutter contre le cancer du sein a augmenté de 83% en deux ans.

Le nombre de mastectomies préventives a fortement augmenté au cours des dernières années. Il y a eu 647 ablations préventives des seins en 2014, contre 429 en 2013 et 352 en 2012. Soit une augmentation de plus de 83 % en deux ans, selon les données de l’Inami citées par la ministre de la Santé Maggie de Block (Open-VLD) en réponse à une question de la députée Daphné Dumery (N-VA).

Cette hausse n’est pas étrangère aux révélations d’Angelina Jolie en mai 2013. L’actrice avait alors annoncé qu’elle avait eu recours à une double mastectomie afin de limiter le risque de développer un cancer du sein.

Une femme sur 1.000 est porteuse de mutations d’un des gènes BRCA1 ou BRCA2. La star était l’une de ces femmes affligées par une grande probabilité de contracter un cancer du sein.

"Il y a eu une augmentation des demandes de mastectomies après les révélations de l’actrice américaine. On peut dire qu’il y a clairement eu un effet Angelina Jolie", confirme le docteur Burrion, directeur médical adjoint de l’institut Bordet.

Après ses révélations , la star est devenue le symbole de la femme qui est parvenue à rester sexy et féminine malgré l’intervention radicale qu’elle a subie.

Bien que l’augmentation du nombre de mastectomies préventives soit extrêmement importante, les chiffres absolus restent faibles.

En Belgique, la plupart des patientes concernées par cette mutation génétique optent plutôt pour la veille armée, une stratégie qui consiste à faire un suivi rapproché avec des examens réguliers afin de vérifier qu’elles ne souffrent pas d’un cancer.

© DH