"Ces prestataires de soins entrent en contact avec le Covid-19 et courent dès lors un plus grand risque. Il est logique qu'ils reçoivent le vaccin le plus efficace", estime Marc Moens, président honoraire de l'Absym. Si les médecins reconnaissent que le plus important est que l'ensemble de la population puisse être vaccinée le plus rapidement possible, ils ambitionnent toutefois de pouvoir choisir le produit avec lequel ils seront vaccinés, une liberté qui n'est pas offerte à la population générale. "Nous souhaitons que le personnel médical, infirmier et les soins de première ligne puissent choisir les produits de Pfizer ou de Moderna", insiste le Dr Moens.

Ces vaccins annoncent tous deux une efficacité de l'ordre de 90 à 95% tandis que celui développé par Oxford et AstraZeneca n'atteint, selon les études les plus récentes, qu'un pourcentage de 76%. Les fabricants rétorquent néanmoins que l'efficacité grimpe à 82,4% si 12 semaines s'écoulent avant la deuxième injection.

"Si des vaccins de Pfizer ou Moderna sont disponibles, ils doivent être administrés en priorité aux prestataires de soins", plaide le Dr Moens.

L'Absym souhaite aussi qu'un seul vaccin soit administré par hôpital et veut éviter de mélanger différents produits dans un même établissement, comme cela se produit dans plusieurs hôpitaux.

Le week-end dernier, la taskforce vaccination a annoncé que le vaccin d'AstraZeneca serait administré en premier lieu à une série de groupes cibles, dont les prestataires de soins âgés de 18 à 55 ans.