Nouveau sport olympique et écoresponsable : l’escalade fait parler d’elle et arrive en ville. De plus en plus de salles et de municipalités proposent cette activité, accessible aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

Très bon pour la santé. Elle augmente la force des muscles et leur endurance, c’est-à-dire leur capacité à se contracter pendant longtemps. La pratique de l’escalade développe les muscles des bras, des cuisses et des épaules afin de se hisser sur la paroi, mais aussi des fessiers, du dos et des abdominaux, notamment en les obligeant à rester contractés un long moment.

Elle fait travailler la souplesse et la flexibilité de l’ensemble du corps.

Elle améliore la psychomotricité puisqu’elle demande de travailler indépendamment les bras et les jambes et de bien coordonner ses mouvements.

Elle muscle aussi la tête ! Eh oui, le cerveau fonctionne aussi quand on grimpe ! “Il est nécessaire de rester concentré, de faire preuve de stratégie et d’anticipation, afin de grimper en toute sécurité et d’assurer celles de ceux qui accompagnent,” indique le Dr. Kathleen Bojoly, médecin fédéral de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade. Elle entraîne le cerveau à analyser et traiter des informations visuelles.

Elle favorise la collaboration et l’entraide, grâce au binôme formé par celui qui grimpe et celui qui l’assure.

Elle permet de brûler des calories. Une heure d’escalade entraîne la dépense de 540 à 750 Kcal, selon la difficulté de la paroi à gravir.

Elle aide à lutter contre le vertige. “En pratiquant l’escalade, en toute sécurité grâce aux baudriers et cordes, on met à l’épreuve sa peur du vide sans risque”, assure le Dr. Bojoly. À la clé, on apprend à gérer sa phobie et à la vaincre.

Idem pour la gestion du stress. Cette activité physique est un excellent exutoire au stress. Lorsque le grimpeur est focalisé sur son ascension, il fait le vide et doit garder son sang-froid. En prime, cette activité permet de sécréter de l’endorphine, l’hormone du bien-être.

Qui peut en faire ? La pratique de ce sport est possible à tout âge, à la condition d’être en bonne forme physique. “Les débutants devront commencer la pratique par des cours avec un moniteur diplômé afin d’apprendre les rudiments de ce sport ainsi que les règles de sécurité. Les enfants peuvent commencer dès l’âge de 3-4 ans.”

Contre-indiquée pour qui ? Pour ceux qui souffrent des maladies suivantes : articulations douloureuses ; toutes pathologies rachidiennes avec retentissement potentiel neurologique ; des séquelles de fractures du rachis ou tassement vertébral ; des pathologies articulaires avec risque de luxation (épaule) ; toutes les cardiopathies et maladies coronariennes non équilibrées ; l’hypertension artérielle HTA non traitée ; les troubles du rythme paroxystiques ; les accidents vasculaires cérébraux ; les antécédents de pneumothorax spontanés ; la prise de substances ou médicaments pouvant altérer le jugement ou diminuer les réflexes ; l’épilepsie non équilibrée ; les syndromes psychiatriques non stabilisés.