"L'Agence des médicaments (FDA) a autorisé aujourd'hui la reprise aux Etats-Unis, suite à la reprise des essais dans les autres pays ces dernières semaines", a annoncé AstraZeneca dans un communiqué. "La FDA a examiné l'ensemble des données de sécurité des essais mondiaux et conclu que les essais pouvaient reprendre en toute sécurité".

Les résultats de l'essai sont attendus pour cette année, a indiqué le groupe, bien que cela dépende du rythme de l'épidémie là où le vaccin est testé.

L'essai avait été suspendu mondialement le 6 septembre, mais avait repris au bout de quelques jours au Royaume-Uni et dans les semaines suivantes en Afrique du Sud, au Brésil et au Japon, les diverses autorités sanitaires estimant que le vaccin était sans danger, la maladie n'étant apparemment pas liée au vaccin.

Aux Etats-Unis, en revanche, les autorités réglementaires restaient muettes sur les raisons de la suspension prolongée.

Ce projet de vaccin est l'un des plus avancés au monde, l'un des dix à être testés sur des dizaines de milliers de volontaires dans un essai dit de phase 3, avec des projets américains, chinois et russe.

Aux Etats-Unis, les deux candidats en pole position pour obtenir un feu vert de la FDA sont ceux de Pfizer et de Moderna: les deux sociétés américaines prévoient de demander une autorisation dans la deuxième quinzaine de novembre; la FDA n'a pas précisé en combien de temps elle donnerait son avis.

Le groupe américain Johnson & Johnson (J&J), qui a commencé sa phase 3 plus tard, fin septembre, a annoncé le 12 octobre la suspension de son essai, là encore pour enquêter sur un éventuel effet secondaire chez un participant.

"La reprise des essais cliniques dans le monde sont une excellente nouvelle", s'est félicité le directeur général d'AstraZeneca, Pascal Soriot, dans un communiqué.

Nombre de pays comptent sur le vaccin co-inventé par Oxford. AstraZeneca a prévendu des centaines de millions de doses sur plusieurs continents, et signé des partenariats avec d'autres producteurs pour que les doses soient produites localement, la demande attendue se montant en milliards de doses.

S'exprimant peu avant l'annonce d'AstraZeneca (AZ), un haut responsable de l'opération américaine de coordination du développement des vaccins, l'opération Warp Speed, avait dit s'attendre à une reprise rapide également de l'essai de J&J.

Pariant sur Moderna et Pfizer, Paul Mango, du département de la Santé, a redit que le gouvernement tablait sur la livraison de suffisamment de doses pour vacciner "nos citoyens les plus vulnérables" d'ici la fin décembre.

"D'ici fin janvier, nous pensons que nous serons capables de vacciner tous les seniors, et d'ici mars ou avril, tous les Américains qui le souhaitent", a dit M. Mango.