Santé Ce 18 mai est la journée mondiale de l’obésité, première épidémie non infectieuse au monde.

"L’obésité, c’est la maladie des riches dans les pays pauvres et la maladie des pauvres dans les pays riches", affirme le professeur Guy-Bernard Cadière, chirurgien digestif et responsable de la Clinique du poids idéal à Bruxelles.

En Belgique, le constat est là : l’obésité concerne 16 % de la population. Et la situation empire chaque année. Le problème n’est pas seulement le mal-être voire la détresse que peuvent ressentir les obèses dans une société où la volonté, le contrôle, le succès, le physique sont tellement mis en avant.

Le problème de santé publique c’est que l’obésité tue : l’espérance de vie est diminuée, principalement à cause des comorbidités que sont l’hypertension, les troubles cardio-vasculaires, le diabète ou encore l’apnée du sommeil. "Depuis 7 ou 8 ans, on compte plus d’êtres humains qui souffrent de surpoids que de malnutrition", alerte le Pr Cadière.

À la Clinique du poids idéal (le poids idéal étant "celui qui donne la meilleure espérance de vie"), "on prend en charge les patients dont l’IMC est supérieur à 30".

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