L'UZ Gent teste tous les patients qui se présentent, même ceux qui font état d'autres problèmes médicaux, afin de protéger les patients mais aussi le personnel soignant contre le Covid-19.

Dimanche, deux chirurgiens de l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles avaient déjà écrit à la Première ministre Sophie Wilmès pour réclamer un test de détection systématique auprès des patients et du personnel soignant.

L'hôpital universitaire de Gand prend actuellement en charge 25 patients atteints du nouveau coronavirus, dont six en soins intensifs. La capacité de lits aux soins intensifs peut rapidement être adaptée. Les capacités de dépistage de l'hôpital lui permettent à présent de réaliser des tests sur tous les patients, qui s'y présentent.

Depuis une livraison par les autorités fédérales, l'UZ Gent ne manque plus de masques buccaux mais bien de ceux de type FFP2. Une distribution de ceux-ci est attendue fin de semaine. Deux chirurgiens de l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles ont écrit dimanche à la Première ministre Sophie Wilmès pour réclamer un test de détection systématique du coronavirus auprès des patients et du personnel soignant.

"Il n'est plus acceptable, faute d'équipements de protection individuelle (EPI) en suffisance, d'être obligés de ne les utiliser que pour de rares patients testés positifs alors qu'il est statistiquement certain que nous soignons chaque jour nombre de patients COVID+ sans le savoir, donc sans précaution, et d'encourir un risque majeur, faute de les avoir testés", écrivent les professeurs Didier De Cannière et Guy-Bernard Cadière dans ce courrier. Ecolo a également réclamé lundi l'organisation dès que possible d'une campagne massive de dépistage du coronavirus et Médecins du Monde, le Samusocial et Infirmiers de rue leur emboîtent le pas. Ces organisations plaident en faveur "d'un dépistage plus actif et systématique, certainement pour des groupes vulnérables tels que les personnes sans-abri, les migrants hébergés ou non et d'autres groupes qui doivent survivre dans des conditions précaires, ainsi que les aidants et soignants". "Grâce à notre expérience des épidémies et avec des populations vulnérables, nous savons qu'il est particulièrement difficile de contenir une épidémie lorsque on ne sait pas précisément qui est réellement infecté et qui ne l'est pas", indiquent-elles dans un communiqué.

"Nous voulons tester autant de monde que possible. Mais tant que tous les maillons de la chaîne ne sont pas garantis, vous crééz juste des faux espoirs avec un tel appel", répond de son côté le virologue Marc Van Ranst à Ecolo-Groen. "Pour l'instant, nous avons assez de personnel pour une campagne de dépistage à grande échelle et le problème de l'approvisionnement en réactif est aussi résolu", cependant, certains outils ne sont pas disponibles en quantité suffisante, précise-t-il.