La dernière campagne de la Fondation contre le cancer autour des dangers du banc solaire n'est pas du goût de la European Sunlight Association (ESA) qui représente le secteur des bancs solaires en Belgique et milite pour une harmonisation européenne des législations en la matière.

 

L'ESA a déposé plainte lundi auprès du Jury d'Éthique publicitaire, estimant la campagne de la Fondation "exagérément agressive". L'ESA soutient que la Fondation contre le Cancer base sa campagne actuelle contre les bancs solaires sur des arguments "infondés". "Le secteur des bancs solaires évolue dans un cadre belge et européen strict et fait l'objet de contrôles très réguliers", précise un porte-parole de l'ESA.

La campagne "n'avance aucune preuve scientifique qu'une utilisation responsable du banc solaire induit un risque élevé de cancer de la peau", estime la European Sunlight Association.

L'ESA ajoute que le secteur des bancs solaires est l'un des rares à imposer un dépistage préalable au client. "Ce dépistage permet d'identifier le type de peau et le comportement face au soleil avant d'utiliser le banc solaire de manière raisonnable."

Alors que le secteur des bancs solaires est dans le collimateur, "un consommateur belge peut bronzer sans limite, sans dépistage et sans contrôle en Belgique et en de nombreux endroits ensoleillés à l'étranger", relève l'ESA qui plaide "pour des informations honnêtes et complètes sur le bronzage responsable".

A l'occasion de sa campagne d'affichage "Turbo Cancer 3000" dans des bus et trams de 12 grandes villes, la Fondation contre le Cancer entend "tordre le cou à différents mythes alimentés par le secteur". "Même un usage modéré des lampes solaires est nocif, celles-ci ne préparent pas la peau à l'été et ne constituent pas non plus une source appropriée de vitamine D", met-elle en garde.