Le public est également moins inquiet quant à des effets secondaires éventuels. Selon les derniers résultats publiés mardi, 80% des travailleurs des soins de santé se feront certainement ou probablement vacciner. Ce pourcentage grimpe à 90% chez les plus de 65 ans alors qu'il est de 82% au sein de la population ayant des facteurs à risque et de 80% également parmi le grand public.

L'information sur les vaccins provenant du médecin de famille, du pharmacien et des experts scientifiques est considérée comme fiable. L'avis des amis et de la famille sur la question semble moins important et les répondants font peu cas des opinions publiées sur les réseaux sociaux.

Nous semblons aussi moins nous préoccuper des risques liés au vaccin. Alors que l'été dernier plus de trois quarts des personnes interrogées pensaient que le vaccin contre le coronavirus s'accompagnait de plus gros risques que les vaccins présents depuis longtemps sur le marché, ils étaient encore deux tiers à penser ainsi juste avant l'An neuf. Quarante-deux pour cent des répondants s'inquiètent en outre d'effets secondaires graves, contre 57% l'été dernier.

Une minorité des participants admet qu'elle respectera moins les gestes barrière après la première et la deuxième dose de vaccin, respectivement 20 et 33%. "Si les personnes vaccinées prennent les règles plus à la légère, cela pourrait atténuer la motivation des personnes non-vaccinées", prévient Philippe Beutels, de l'UAntwerpen. "Cela risquerait de relancer le coronavirus, plus rapidement que la vaccination ne pourrait le stopper. Car aucun vaccin n'est efficace à 100%."