Santé L’épidémie a gagné toute la France, mais en Belgique, elle est contenue.

En France, le réseau de surveillance clinique Sentinelles signale une "activité modérée à forte" pour la maladie sur l’ensemble du pays. Le seuil épidémique est dépassé dans plusieurs régions, qui correspondent notamment à des destinations de vacances pour les Belges comme la côte aquitaine ou encore la Corse. Des destinations estivales particulièrement prisées en Occitanie, comme Montpellier ou Agde, qui dépassent même les 200 cas pour 100 000 habitants. Le seuil épidémique pour la gastro-entérite est fixé à 92 cas pour 100 000 habitants. La carte de France interactive de la gastro est à découvrir sur http://www.sentiweb.fr.

Une présence toute l’année

Avec le premier chassé-croisé des vacances, il se pourrait bien qu’un nombre plus important de cas soit remarqué par les médecins généralistes, même si "pour l’instant, c’est le bruit de fond habituel… de la chasse d’eau, rien de remarquable", plaisante un médecin généraliste d’Evere.

Du côté du SPF Santé, "rien de significatif à ce stade", nous dit-on, tandis que le Dr Carole Schirvel, coordinatrice de la cellule de surveillance des maladies infectieuses, nous explique "qu’il n’y a pas d’activité globale problématique en Wallonie-Bruxelles". "La France a mis en place depuis des années un réseau de médecins sentinelles et de professionnels de la santé qui suivent des syndromes, dont les diarrhées. C’est pour cela que les cartes des gastro-entérites sont précises. Chez nous, les médecins-vigies ne recensent pas encore ce type d’infection. Cela se fera à partir de septembre", remarque la coordinatrice.

Selon la spécialiste, la gastro-entérite est pénible à vivre et est très contagieuse, "surtout en cas de neuro-virus", mais elle n’a pas d’enjeu important en matière de santé publique.

"En été, elles sont souvent dues à des ruptures accrues de chaînes du froid alliées à une densité plus importante de population. Le virus étant bien résistant dans l’environnement. C’est très contagieux." C’est aussi pour cela qu’en Belgique, le taux d’ados et de jeunes touchés par la gastro-entérite est plus important, "avec les camps d’été, où l’on n’adopte pas les mêmes habitudes d’hygiène qu’à la maison et ou les jeunes sont regroupés".

Le mieux pour s’en protéger étant de se laver les mains souvent et soigneusement. Et de boire beaucoup quand on l’a attrapée.

Les virus de gastro-entérite circulent toute l’année, mais ils touchent davantage de monde en novembre et décembre, quand les gens sont plus confinés à cause du froid.