Chaque année, la varicelle cloue près de 110 000 enfants pendant six jours à la maison. Considérée comme extrêmement contagieuse, cette maladie se transmet par voie aérienne via des gouttelettes de salive ou au contact des papules.

Mais alors comment la maladie est-elle perçue aujourd’hui ? C’est la question que s’est posée le laboratoire pharmaceutique MSD Belgique à travers une étude menée par Ipsos.

Premier constat, la maladie reste une source d’angoisse pour une majorité de Belges, alors que seuls 31 % estiment que c’est un soulagement. "Du stress, c’est vrai qu’il peut y en avoir quand la maladie survient, l’enfant est écarté de l’école le temps que les boutons soient tous devenus des croûtes pour éviter toute contagion. Cela implique de trouver des solutions pour les garder. Au-delà de cela, il y a le stress lié à la température, aux soins, aux consultations, aux éventuelles cicatrices, à une possible récidive future sous forme de zona, la contagion vers la fratrie… C’est une sacrée gestion. La maladie peut vite devenir un réel fardeau pour les parents. C’est d’ailleurs ce que pensent près de trois Belges sur quatre (73 %)", commente le Pr Van Lierde.

Et selon six Belges sur dix, le plus lourd fardeau concerne les conséquences plus graves qui peuvent survenir. Toutefois, il faut rappeler que mêmes si elles existent, elles demeurent très rares. Concernant le vaccin, plus de six Belges sur dix ignorent son existence, ce qui n’est finalement pas si surprenant. En effet, la vaccination universelle des enfants contre la varicelle n’est pas recommandée en Belgique.

Le Conseil supérieur de la santé préconise toutefois la vaccination ciblée de groupes ou de sujets à risque non immunisés. "Il est recommandé aux personnes qui auraient des questions sur ce vaccin d’en parler à leur médecin ou spécialiste. Ils seront les plus à même d’y apporter une réponse", conclut-il.