Le port obligatoire du masque dans les magasins était sur la table du Conseil national de sécurité (CNS) de ce mercredi. Il ne sera finalement pas imposé mais restera "fortement recommandé".

La question divisait les experts, qui y étaient favorables, et le monde politique, plus réticent à l'idée de faire un pas en arrière.

Lundi, Marc Van Ranst, l'expert membre du GEES, avait plaidé pour que soit changée la politique du port du masque. "Je suis favorable à ce qu'on rende obligatoire le port du masque dans les centres commerciaux et les magasins", avait-il déclaré sur Twitter.

Le scientifique estimait ainsi que les règles actuelles n'étaient que trop peu suivies. "Il est clair que le masque 'fortement recommandé', cela ne fonctionne pas", ajoutait-il.


Lors de la conférence de presse qui a suivi le CNS de ce mercredi, la Première ministre Sophie Wilmès a dévoilé le contenu des débats: les masques ne seront ainsi pas rendus obligatoires dans les magasins. Ils resteront "fortement recommandés".

Cependant, Sophie Wilmès a prévenu qu'ils pourraient le devenir dans les espaces publics clos si l'épidémie venait à regagner en intensité.

"Nous en avons discuté avec les experts. Dans leur rapport, ils ont décidé de ne pas imposer le masque aujourd'hui car pour le moment, il n'y a pas de raison épidémiologique de le faire. La situation ne cesse de s'améliorer, même si le virus est toujours là. Mais il est très difficile de l'imposer aux personnes, après autant de mois où le port du masque n'était pas obligatoire. Bien sûr, si la situation devait s'aggraver, nous pourrons prendre des mesures. Mais pour le moment, nous recommandons fortement le port du masque", a déclaré Sophie Wilmès pour répondre à l'un des journalistes présents à la conférence.