Cette étude est menée par le centre de recherche Femicare en collaboration avec l'hôpital universitaire d'Anvers, le laboratoire anversois AML et l'hôpital Oost-Limburg (ZOL). "Depuis juin nous analysons des échantillons de sperme d'hommes ayant été contaminés par le coronavirus", explique le gynécologue Gilbert Donders. "Nous voulons analyser une centaine d'échantillons et nous cherchons encore des volontaires."

Une première analyse, réalisée sur 26 hommes, suggère des conséquences potentiellement importantes au niveau génétique, de la quantité de spermatozoïdes et de leur mobilité. Pour une majorité de ces volontaires, la qualité du sperme est sensiblement plus basse que la moyenne. "Nous n'avons pas d'échantillon pré-coronavirus mais les dégâts sont suffisamment clairs que pour parler d'indices naissants", poursuit Gilbert Donders.

La bonne nouvelle c'est que chez les premiers volontaires, un deuxième échantillon, quatre à cinq mois plus tard, a montré que la situation s'était améliorée mais cette amélioration s'avère lente.

Le gynécologue souligne que l'étude n'a pas trouvé de trace de Covid-19 dans le sperme. "Il n'a pas été démontré qu'il serait dangereux de faire des enfants. Mais la fécondation pourrait prendre plus de temps."