Santé Éducateurs et gardiens de la paix sont démunis face à l’addiction des jeunes à cette "drogue du fou rire".

Cinq jeunes de 18, 19 et 20 ans ont perdu la vie samedi dernier à Kortessem, dans le Limbourg. Le conducteur d’une Audi roulait à pleine vitesse vers 6 h du matin lorsqu’il a violemment percuté le mur d’un café.

Parmi les victimes, un jeune footballeur de 19 ans, Mohammed Sadjo Nitcheu appelé également "Mo Nitcheu". Présenté comme un espoir du foot, il évoluait au club de Saint-Trond.

Le parquet a retrouvé des cartouches de protoxyde d’azote dans la voiture, le fameux gaz hilarant. Et même si l’enquête n’a pas pu déterminer si le conducteur était sous l’influence de ce produit, ce tragique accident met en lumière l’usage que certains, souvent (très) jeunes, font de cette substance, que l’on appelle aussi la "drogue du fou rire".

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Le protoxyde d’azote est un gaz qui sert normalement à faire fonctionner les siphons de chantilly, mais il est de plus en plus utilisé par les jeunes pour ses effets rapidement euphorisants.

"Ce gaz est détourné de son usage initial pour ses propriétés euphorisantes, il est transféré dans (...)