Le forfait palliatif sera bientôt réformé, a indiqué samedi Jeroen Schoenmakers, chef de cabinet adjoint du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke, lors d’un débat à l’occasion de la Journée internationale des soins palliatifs. "Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) va mener une étude pour déterminer ce qui peut être amélioré. L’objectif est de définir un statut scientifique et juridique à part entière", a-t-il affirmé.

Selon M. Schoenmakers, le KCE se penchera plus précisément sur trois questions : comment prendre en charge les patients en soins palliatifs, les besoins des structures de soins actuelles et la manière de les réglementer dans un pays complexe comme la Belgique ? "La réalité est que nous devons élargir le groupe qui bénéficie actuellement du forfait palliatif", selon M. Schoenmakers.

Actuellement, les médecins généralistes, qui décident d’accorder ou non un forfait palliatif, se fondent sur une estimation de l’espérance de vie. Si cette durée est supérieure à trois mois, le patient ne peut prétendre à l’aide financière.

Pour le professeur Joachim Cohen, sociologue et responsable de l’End Of Life Care Research Group, il serait bénéfique de commencer plus tôt. "Offrir ces soins à un stade plus précoce n’entraîne aucun coût supplémentaire, selon les études. Non seulement la qualité de vie du patient s’améliore, mais aussi celle de son entourage", explique-t-il.

Margot Cloet, directrice générale de la coupole flamande des hôpitaux et organisations de soins Zorgnet-Icuro, partage la même analyse. "Certaines personnes ne viennent aux soins palliatifs qu’en toute fin de vie. Avec pour résultat des soignants et des patients épuisés."

"Les soins palliatifs ne sont pas synonymes de soins terminaux", ajoute Christine De Cafmeyer, directrice de Palliative Care Flanders. "Dans la pratique, on attend parfois trop longtemps avant d’accorder le forfait palliatif."