Nos doigts pianotent sur des claviers. Au risque d’une surchauffe du canal carpien.

Des mains constamment crispées sur un clavier d’ordinateur, accrochées à un téléphone avec des pouces s’agitant frénétiquement sur l’écran : ça vous parle ? Bon nombre de personnes peuvent s’y reconnaître ! La répétition de mouvements du poignet et de l’avant-bras, les postures contraignantes pour la main peuvent produire à la longue une compression du nerf médian au poignet. Ce nerf et les tendons fléchisseurs des doigts passent par un petit tunnel, appelé canal carpien. S’il y a inflammation, le nerf est comprimé et des sensations de fourmillement et d’engourdissement des doigts peuvent apparaître. À la longue, le syndrome du canal carpien amène une perte de force musculaire.

Mais sans aller jusqu’à ce que l’on a aussi appelé le syndrome de la souris (d’ordinateur), nos mains et nos doigts sont malmenés simplement parce que l’on ne pense pas à eux !

Pour les libérer de leur effort constant, on peut leur offrir des petites séances d’étirement. Et là encore, le yoga peut apporter une aide agréable. C’est Gertrud Hirschi, une auteure suisse, spécialiste du yoga qui a développé pour le grand public la pratique des mudras des doigts. Les mudras sont des postures manuelles, oculaires, corporelles ou respiratoires. Dans ce cas-ci, ils permettent de créer des formes avec les doigts qui vont se détendre mais aussi libérer de l’énergie.

Ces mouvements peuvent être faits à tout moment de la journée (trois fois par jour, c’est mieux), pourvu que l’on puisse se recentrer quelques minutes.

Un étirement doux On entrelace les doigts au niveau du cœur puis on retourne les paumes vers l’extérieur en poussant les bras vers l’avant. Dans le même temps, le dos s’arrondit, la tête s’enroule vers le bas. On inspire, on pousse les mains toujours jointes vers le haut en suivant des yeux, du menton et du haut de la poitrine. En expirant, on relâche. On recommence en changeant l’enlacement des doigts.

De la dextérité On pose les mains l’une contre l’autre devant le plexus. On ouvre doucement les paumes tout en gardant le contact de chaque doigt avec l’autre jusqu’à former un dôme. Et inversement pour retrouver la position de prière tout en pensant à respirer profondément.

De la revitalisation Les mains sont placées en position de bouton de fleur de lotus : seuls les bords des mains et les extrémités des doigts sont en contact. On écarte les doigts autant que possible tandis que les extrémités des petits doigts et des pouces se touchent. Après quatre respirations, on reprend la position initiale.