Le nombre moyen d'infections repasse au-dessus de la barre de 2.000 par jour en Belgique. On recense 2.020,4 cas quotidiens en moyenne entre le 2 janvier et le 8 janvier. C'est une hausse de 27% par rapport à la semaine précédente.

Le responsable du Laboratoire d’Epidémiologie spatiale de l’ULB a tenté d'expliquer l'actuelle augmentation des infections. " Il faut rester vigilant, mais la situation n'est pas alarmante pour le moment, selon lui. Si cet indicateur est à la hausse, il est contrebalancé par deux autres indicateurs qui heureusement n'augmentent pas. Il s'agit d'abord du taux de positivité : il faut considérer le fait que beaucoup plus de tests ont été réalisés dans les derniers jours. Le deuxième facteur qui n'augmente pas, c'est le nombre de nouvelles hospitalisations." L'épidémiologiste estime que nous sommes dans une phase de vigilance et qu'il faut voir dans les prochains jours comment évolue la situation. 

Est-ce qu'une troisième vague est à craindre ? L'expert n'écarte pas cette possibilité. "La conjonction de la reprise de l'activité et du variant [britannique] va peut-être nous amener à devoir augmenter les mesures de prévention" , constate Monsieur Gilbert. Il souligne toutefois le caractère ironique de la situation actuelle. "On a un élément qui d'une certaine manière nous protège. La deuxième vague était tellement importante qu'une grande partie de la population a déjà été exposée au virus." Il en cite ensuite un deuxième : "La vaccination se développe aussi de semaine en semaine et va protéger les personnes les plus fragiles. La conjonction de ces deux facteurs pourrait nous permettre d'éviter une troisième vague chez les personnes à risques."