Le projet compare des échantillons d'urine et de sang de 13.000 personnes pour déterminer le taux de substances chimiques qu'ils referment. Résultat: "les mesures observées pour plusieurs substances sont trop élevées et constituent un risque non négligeable pour la santé", alertent les scientifiques.

Chez de nombreux citoyens et citoyennes, dont des enfants, une exposition particulièrement élevée aux plastifiants, des additifs ajoutés aux matériaux plastiques, a ainsi été constatée. Et ce malgré la réglementation stricte qui encadre ces substances nocives pour la reproduction.

En outre, "jusqu'à un jeune sur quatre a été exposé à des concentrations de substances industrielles toxiques PFAS, pour lesquelles des effets néfastes sur la santé ne peuvent plus être exclus avec certitude", relève l'équipe de recherche. "Il s'agit principalement de substances désormais interdites mais extrêmement persistantes, qui continuent donc de circuler."

Pour les scientifiques, ces données montrent la nécessité d'interdire tous les PFAS, étant donné que les substituts des substances déjà régulées présentent des propriétés tout aussi inquiétantes.

Enfin, un grand nombre de produits chimiques industriels a été détecté dans le sang et les urines des citoyens européens. L'exposition simultanée à plusieurs substances et les effets sur la santé de ce cocktail fait l'objet d'un autre volet de l'étude.

Ces résultats appuient, selon l'équipe de recherche, "l'urgence d'une politique accélérée et plus globale, tout en démontrant l'efficacité de mesures politiques ciblées pour réduire l'exposition humaine aux substances nocives", conclut-elle.