Un chiffre rendu public grâce à un nouveau site internet.

On sait depuis longtemps que les médecins, les infirmiers, les pharmaciens et l’ensemble des institutions liées à la santé reçoivent de l’argent de la part de l’industrie pharmaceutique. Mais pour la première fois, on connaît le montant exact de ce transfert pour l’année 2015 : il est de 138,5 millions d’euros. C’est grâce à une toute nouvelle plateforme nommée betransparent.be que nous pouvons connaître cette somme précise.

Ce site internet est né à l’initiative de l’industrie pharmaceutique et de 27 associations de prestataires de soins. L’objectif du projet ? Assurer l’autorégulation du secteur des soins de santé.

Le site se présente sous la forme d’un tableau qui indique donc les sommes d’argent dont des institutions ou médecins ont bénéficié.

Par exemple , en effectuant une simple recherche comme sur n’importe quel moteur de recherche, on peut y voir que l’ASBL centres hospitaliers de Jolimont a bénéficié notamment de 2.500 euros de la part de Novartis Pharma, de 800 euros de Pfizer et de 36.058 euros du groupe Roche.

Mais à quoi sert cet argent ? Ces montants peuvent servir dans plusieurs cas de figure : ils peuvent être une aide à l’organisation d’une convention ou d’une conférence à l’attention des médecins au sujet d’un médicament ou bien il peut s’agir d’une rémunération pour des travaux de consultance. "Ce sont des situations où on paye des experts pour qu’ils nous donnent leur avis. C’est une rémunération qui nous semble correcte", explique la porte-parole de GSK.

Dans certains cas, cet argent prend la forme d’un sponsoring ou encore d’une simple donation. Près de 3.000 médecins ont accepté que leurs données soient visibles sur le site.

On peut ainsi savoir que le docteur Raoul Degives, spécialisé en pneumologie, a bénéficié d’un voyage et d’une conférence payée par GSK pour un montant de 811,83 euros.

Le docteur Orban, porte-parole de l’initiative, se dit très satisfait du projet. "Les patients qui voient leur médecin sur le site peuvent trouver ça bien ou inquiétant mais dans tous les cas, c’est un pas en avant pour la transparence d’un domaine en pleine évolution".