Santé

Mesdames, vous avez l'impression que monsieur surjoue lorsqu'un épisode grippal le met à genoux ? Vous lui avez déjà dit "eh bien heureusement que tu n'a jamais dû accoucher" durant un épisode de gastro même pas fulgurante ? Messieurs, de votre côté, une simple otite vous fait réellement souffrir le martyr ? Lisez-ceci...

Sommes-nous, hommes et femmes, réellement égaux devant les virus ? Les hommes font-ils leur cinéma lorsque, malades, ils se plaignent d'être au 36e dessous ? Ou leur souffrance est-elle réellement plus marquée ? 

Une étude publiée dans le journal Brain Behaviour and Immunity s'est penchée sur l'épineux et ancestral débat. Et il semblerait que, oui, les hommes sont bel et bien davantage affectés par les symptômes des maladies que les femmes. L'étude, qui s’est intéressée aux cellules immunitaires masculines et féminines, comparéees dans diverses situations, a été menée sur des souris. Les scientifiques ont exposé des animaux des deux sexes à une bactérie provenant d’une souche proche de la grippe. Résultat : les mâles présentaient plus de symptômes que les femelles. Ils étaient sujets également à plus de variations de la température corporelle, de fièvre et de signes d'inflammation. Enfin, il a été établi que les mâles mettaient plus de temps à se rétablir...

La testostérone impliquée dans l'affaire

Ce n'est pas tout. D’après un article paru dans le journal britanniqueThe Guardian, le Dr Kyle Sue, professeure à l’Université de Terre-Neuve et spécialisée dans la médecine familiale, indique que la testostérone pourrait affaiblir la réponse immunitaire à la grippe, tandis que certaines hormones sexuelles féminines pourraient au contraire la stimuler. 

Si ces avancements doivent encore être confirmés par davantage de travaux, l'hypothèse semble probable : oui, les hommes pourraient bien souffrir davantage que les femmes lorsqu'ils sont malades. Et ce parce que les femmes sont, d'un point du vue immunitaire et hormonal, plus résistantes !