Comme d'autres spécialités, la médecine cardiaque craint une vague de problèmes liés aux pathologies qu'elle soigne, alors que la population a tardé à se faire dépister en raison de la pandémie de coronavirus. À l'occasion de la semaine du rythme cardiaque, elle offre 10.000 téléchargements gratuits de l'application de contrôle FibriCheck, a annoncé mercredi la Belgian Heart Rhythm Association (BeHRA). La crise sanitaire a laissé des traces dans le domaine de la cardiologie: les consultations et examens cardiaques ont connu une baisse importante au cours de l'année écoulée (on observe notamment une diminution d'environ 50% de détection des cas de fibrillation auriculaire dans différents pays européens), tandis que davantage d'arrêts cardiaques extra-hospitaliers ont été enregistrés, menant à plus de décès et de morts subites.

L'absence de suivi habituel et l'inactivité provoquée par les confinements ont posé les bases d'une vague de problèmes cardio-vasculaires.

Dans ce contexte, "les outils de télémédecine se sont révélés être un allié essentiel pour les médecins généralistes et spécialistes", relève la BeHRA. De nouvelles technologies permettent en effet de surveiller, entre autres, le rythme cardiaque à distance. C'est notamment le cas de l'application belge FibriCheck.

Dans le cadre de la semaine du rythme cardiaque, la BeHRA lance une action nationale de sensibilisation permettant à 10.000 patients à risque de fibrillation auriculaire et d'AVC de télécharger gratuitement l'application pendant une semaine.

"Il s'agit d'une action inédite, tant en termes d'envergure, que de qualité, étant donné que ces 10.000 téléchargements seront filtrés grâce à un questionnaire. Cela doit permettre uniquement aux patients à risque de fibrillation auriculaire et d'AVC de contrôler leur rythme cardiaque", précise le Docteur Johan Vijgen, vice-président de la BeHRA.