Alors que certains scientifiques évoquaient récemment la nécessité d'une troisième dose de vaccin pour prolonger l'immunité contre le Covid-19, une nouvelle étude publiée ce lundi dans la revue Nature se veut rassurante.

Selon cette recherche menée par une vingtaine de scientifiques américains, les vaccins de la firme pharmaceutique Pfizer, tout comme ceux de Moderna, pourraient offrir des années d'immunité contre le coronavirus.

Pour aboutir à ces résultats, les chercheurs ont suivi quatorze personnes qui ont bénéficié de deux doses de ces vaccins de type ARN messager. L'équipe de scientifiques a prélevé des échantillons dans les ganglions lymphatiques des volontaires à cinq reprises, entre trois et quinze semaines après la première dose. Dans les quatorze cas, le nombre de "cellules mémoire" - qui permettent d'identifier le virus et de le combattre - n'avait pas diminué, même quinze semaines après la première dose.

"Un très bon signe"

Selon Ali Ellebedy, l'un des directeurs de l'étude interrogé par le New York Times, le fait que les réactions immunitaires ont continué à être produites quatre mois après la vaccination est un "très bon signe". En effet, en général, le nombre de nouvelles "cellules mémoire" diminue quatre à six semaines après la vaccination.

Après analyse, les chercheurs ont conclu qu'une dose de rappel ne serait pas nécessaire chez la plupart des adultes en bonne santé, du moins si le virus n'évolue pas au-delà de sa forme actuelle. Les scientifiques vont même plus loin: les personnes qui ont déjà contracté le Covid-19 et qui ont ensuite reçu deux doses n'auraient elles pas besoin d'une troisième injection, et ce même si de nouveaux variants continuent d'apparaître. Toutefois, les personnes âgées ou celles dont le système immunitaire est faible pourraient devoir se faire administrer une troisième dose.

Si cette étude peut être accueillie comme une bonne nouvelle, il faut toutefois noter que le virus continue d'évoluer et que de nouveaux variants risquent encore d'apparaître dans les prochaines semaine. De plus, les vaccins Johnson&Johnson et AstraZeneca n'ont pas été pris en compte dans cette étude.