S'il avait été prédit que la totalité des contaminations par le SARS-Cov-2 seraient dues au variant Omicron à la fin de l'année dernière, il est surprenant de constater qu'il y a, à l'heure actuelle, encore près de 15% des infections qui sont liées à Delta. "Les hôpitaux du pays doivent donc continuer à tenir compte de ce variant", a estimé samedi lors d'un point presse Dirk Ramaekers, le chef de la Taskforce vaccination. 

D'après les derniers chiffres de l'Institut de santé publique Sciensano, entre le 30 décembre et le 5 janvier, le variant Omicron représentait 86,4 % des infections. Les prévisions selon lesquelles le variant Omicron serait entièrement dominant à la fin de l'année dernière ne se sont dès lors pas complètement réalisées. "On estime à 15% le nombre de nouvelles contaminations par le variant Delta. Que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle, cela dépend de la façon dont on voit les choses. Il semblerait toutefois que Delta soit plus pathogène qu'Omicron", a souligné M. Ramaekers.

Malgré l'expansion d'Omicron, le variant Delta continue donc de circuler et cela a un impact sur le système des soins de santé, pointe par ailleurs M. Ramaekers. "Nos hôpitaux doivent continuer à tenir compte de ce variant. La situation évolue rapidement, il faudra donc voir ce que les prochaines semaines nous réservent. La stratégie de vaccination doit aussi prendre en considération le fait que le variant Delta n'appartient pas encore au passé", a-t-il conclu.