Selon l'Association de Défense, d’Éducation et d’Information du Consommateur (ADEIC), un mégot mettrait 1 à 2 ans à se dégrader dans la nature. Pire, un mégot à lui seul serait capable de polluer 500 litres d'eau et 1m³ de neige.

Une récente étude repérée par Futura Sciences explique quant à elle que, même éteint, un mégot continuerait à polluer l'air.

Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de la National Institute of Standards and Technology (NIST) ont fait fumer des cigarettes à une machine qui a tiré six grosse bouffées. Ils ont ensuite enfermé les mégots éteints dans une pièce en acier inoxydable et se sont intéressés à une dizaine de composants particulièrement nocifs. Il apparaît que la cigarette éteinte continue d'émettre des composés toxiques dans les 24 heures qui suivent son extinction. Une fois éteinte, la cigarette continue ainsi d'émettre 14% de la nicotine qu'elle aurait émis si elle était restée allumée.

Plus frappant encore, certains composants pourraient continuer à se libérer jusqu'à sept jours après l'extinction de la cigarette.

En faisant varier l'humidité et la température, les chercheurs se sont également rendus compte que plus la température augmentait, plus les substances se libéraient.

Même si ces résultats doivent encore être affinés (ils ne se sont basés que sur une seule marque), ils peuvent déjà permettre de constater que le tabagisme passif est encore plus impactant qu'on ne le pensait.

Dustin Poppendieck, principal auteur de l’étude, conclut qu'on "pourrait penser qu'en ne fumant jamais dans la voiture lorsque des enfants sont présents vous les protégez. Mais s'il y a un cendrier rempli de cigarettes dans le véhicule, ils y sont quand même exposés."