Santé Prendre soin de soi malgré le cancer, c’est ce que propose le réseau Oncobulle.

Il y a trois ans, Cécile Van Parijs apprend qu’elle a un cancer du sein. Malgré la maladie, elle continue de prendre soin d’elle. Elle se rend dans des espaces de bien-être. Des rendez-vous qui lui apportent beaucoup de bien. Elle poursuit ses séances après sa guérison. Une mauvaise expérience avec un praticien la refroidit. " J’ai voulu arrêter. Et puis je me suis dit non. Il n’y a pas que moi qui apprécie ces soins, il y a d’autres personnes aussi ! "

Elle fonde alors Oncobulle, un réseau regroupant des espaces de soins esthétiques et de bien-être en oncologie. Parmi ces soins, du maquillage, la gestion des cicatrices ou encore la reconstitution des ongles.

Oncobulle dénombre aujourd’hui 44 praticiens à Bruxelles et en Wallonie. " Tous ont une expérience et des compétences. Nous sommes dans une démarche de qualité. Nous n’avons pas le choix, nous devons être à niveau car le cancer est sans cesse en évolution ." Oncobulle travaille d’ailleurs aux côtés de médecins et professionnels de la santé.

Parmi ces 44 praticiens, il y a Isabelle Paelinck, spécialisée en dermopigmentation esthétique et paramédicale à Ixelles et présente depuis les débuts du réseau. " C’est Cécile qui est venue à moi. J’ai tout de suite adhéré à cette philosophie d’échange, je complète mes compétences avec d’autres praticiens. Je sors aussi de la solitude de mon métier. "

Dans la bulle d’Isabelle, les patientes sont rassurées d’être entre des mains expertes et bienveillantes. C’est le cas de Viviane, qui a eu un cancer du sein il y a huit ans. " Isabelle est ma petite fée. Elle m’a redessiné les sourcils. À présent, elle reconstruit mon mamelon gauche. On réalise un parcours ensemble. "

Cécile Van Parijs ne connaît pas le nombre de patients faisant partie du réseau Oncobulle, mais elle constate une hausse de la demande. " Aux débuts du réseau, je recevais deux, trois coups de fil par semaine. Maintenant, ce chiffre peut monter à dix. "

Selon les derniers chiffres de la Fondation contre le cancer, le nombre de nouveaux cas de cancer enregistrés en Belgique s’élevait à 68 216.

À présent, Cécile Van Parijs intègre de nouvelles thématiques comme les troubles sexuels ou la réinsertion professionnelle après un cancer. " Il ne faut pas perdre pied avec son identité, avant, pendant et après le cancer ."