"Le résultat négatif du test d'haleine, qui est actuellement testé en pratique, est déjà très fiable", a assuré jeudi le ministre néerlandais de la Santé, Hugo de Jonge. Le produit devrait être opérationnel en novembre.

Geert Groeneveld, infectiologue au Leids Universitair Medisch Centrum (LUMC), a donné jeudi une démonstration du fonctionnement du test d'haleine Breathomix. Ce dernier analyse la présence du coronavirus dans l'air expiré par celui qui s'y soumet et donne le résultat dans l'immédiat, ce qui permet de retirer rapidement les personnes non infectées de la chaîne de dépistage.

"Nous avons reçu des milliers de demandes depuis hier soir, venant de différents acteurs du pays ainsi que de l'étranger, d'entreprises de l'horeca, de saunas ou encore de particuliers", a affirmé Rianne de Vries, membre du conseil d'administration de Breathomix. L'entreprise affirme néanmoins ne pas encore répondre aux demandes et d'abord analyser, aux côtés du ministère et des services communaux de santé, la mise en place du test dans son pays. "Il y a une pénurie de tests aux Pays-Bas. Nous allons donc d'abord nous occuper de nous-mêmes", souligne Mme de Vries.

Le ministre Hugo de Jonge a également indiqué qu'un autre test, développé par l'institut de recherche TNO, peut immédiatement être déployé à Amsterdam, avant que son utilisation ne soit étendue au reste du pays. Ce test, dit LAMP (Loop-mediated Isothermal Amplification, NDLR), permet l'obtention du résultat dans un délai de trois quarts d'heure à une heure. Il avait précédemment déjà été indiqué que ce produit de dépistage rapide est tout aussi fiable que le classique test PCR.