L'annonce était attendue depuis plusieurs jours, après la publication des résultats de l'essai clinique mené depuis juillet sur 44.000 volontaires dans de multiples pays, et selon lesquels le vaccin serait efficace à 95% pour prévenir le Covid-19 sans effets secondaires graves. Le patron de BioNTech avait indiqué jeudi à l'AFP que la demande serait déposée vendredi.

"La demande aux Etats-Unis représente une étape cruciale dans notre quête d'un vaccin contre le Covid-19 pour le monde, et nous avons désormais une image plus complète de l'efficacité et de la sécurité de notre vaccin, qui nous donne confiance en son potentiel", a déclaré le PDG de Pfizer, Albert Bourla.

Le vaccin est également évalué en continu depuis des semaines par l'Union européenne, l'Australie, le Canada, le Japon et le Royaume-Uni.

"Les entreprises seront prêtes à distribuer le vaccin dans les heures suivant l'autorisation", ont-elles dit dans leur communiqué.

La FDA n'a pas dit combien de temps il lui faudrait pour examiner les données, mais le gouvernement américain table sur un feu vert dans la première quinzaine de décembre.

L'Europe pourrait suivre rapidement: dès la seconde quinzaine de décembre pour l'Agence européenne des médicaments, selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Un autre vaccin, par la société américaine Moderna, aussi efficace, est sur les talons de Pfizer.

Le gouvernement de Donald Trump prévoit déjà de vacciner 20 millions de personnes en décembre, puis 25 à 30 millions par mois.

La rapidité de ces développements est inédite dans l'histoire des vaccins. Il a fallu huit ans de développement en moyenne aux vaccins autorisés dans la dernière décennie aux Etats-Unis.