Le président de l'Absym est revenu sur les propos du président américain concernant l'hydroxychloroquine. 

Le président américain a suscité un véritable tollé ce lundi 18 mai en affirmant prendre de l'hydroxychloroquine "à titre préventif". "J'en prends depuis une semaine et demie (...) je prends un comprimé par jour", a déclaré Donald Trump, au sujet du médicament contre le paludisme dont il a vanté les bienfaits ces derniers mois, mais dont l'efficacité face au coronavirus n'a pas encore été prouvée. De nombreux démocrates ont fustigé l'annonce du locataire de la Maison-Blanche, la jugeant "dangereuse".

Une opinion que partage le docteur Devos, président du syndicat belge des médecins (Absym). "J'espère que mes confrères américains auront l'intelligence de recadrer les propos de Monsieur Trump", réagit-il au micro de RTL. Le chef de service adjoint des soins intensifs à la clinique CHC Montlégia de Liège insiste sur le fait que l'hydroxychloroquine peut réduire les risques de contamination, mais qu'elle ne les éradique pas complètement. Qui plus est, elle n'est pas à prendre sur un coup de tête. "Aux Etats-Unis, comme en Belgique, c'est un médicament qui est soumis à prescription médicale, donc les patients doivent passer par leur médecin pour en avoir", rappelle M. Devos. Un examen cardiaque est une condition sine qua non, selon le médecin, pour prescrire de l'hydroxychloroquine. "Cela permet d'être certain que le patient n'a pas plus de risques de mourir en prenant le médicament qu'en étant malade du coronavirus", détaille-t-il.

Le président de l'Absym avait déjà précédemment exprimé sa réserve au sujet du médicament . "De plus en plus d’articles dans la littérature semblent montrer que ça ne fonctionne pas, beaucoup d’hôpitaux belges ont arrêté d’en administrer", avait-il confié à nos confrères de Sudinfo.