Et certains d'entre eux, qui ont subi une intervention d'ordre cardio-vasculaire, ont pu rentrer chez eux le lendemain ! Auparavant, cela pouvait prendre des semaines de convalescence...

C'est à Anvers qu'a eu lieu la millionième opération à l'aide d'une technique mini-invasive. Le lundi 18 novembre, le Dr Benoit Thomas, chirurgien cardio-thoracique et vasculaire du GZA Ziekenhuizen, a traité un patient pour un anévrisme de l'artère du genou. Une opération nécessaire car des caillots sanguins peuvent se former. Pendant une opération d’une heure et demie, le chirurgien a placé une endoprothèse. Et tout ça... à travers "juste" une petite incision. 1 million de patients de par le monde en ont déjà profité.

Cette approche est aujourd'hui possible grâce à une "plate-forme", un vrai bijou de technologies avancées développé par Philips qui permet aux médecins spécialistes d'effectuer des procédures complexes de manière peu invasive et guidées par l'image, et "d'opérer sans couper". Elle a été adoptée par des hôpitaux et des médecins spécialistes dans 93 pays dont la Belgique.

Dans notre pays, 15 systèmes Azurion sont actifs (9 en Flandre et 6 en Bruxelles/Wallonie). Mais l'accueil dans les milieux hospitaliers est positif : "12 systèmes seront installés dans les mois à venir", souligne Jeroen Gaudissabois, porte-parole de Philips.

Azurion donne l'accès "à une multitude d'informations disponibles sur un patient sur la table d'opération, mais surtout elle permet de visualiser des organes et des tissus, de guider l’introduction de cathéters et de visualiser le placement des implants", explique Jeroen Gaudissabois.

Stents, embolisation, intervention cérébrale...

Sont concernées les opérations cardio-vasculaires comme le placement de stents en cas d'anévrismes, le remplacement d'une valvule cardiaque mais également tout ce qui de l'ordre des interventions neurologiques. La médecine générale est concernée également pour l'embolisation des fibromes utérins, l'embolisation de l'artère, la revascularisation du pied diabétique…

Pour les hôpitaux, le recours à une telle plate-forme apporte un gain de temps en salle d'op' permettant de prendre en charge un patient de plus par jour ! Quant à celui-ci, il pourra dans certains cas rentrer le lendemain de l'opération ou en tout cas payer bien moins de jours d'hospitalisation : aucun tissu ne doit cicatriser, aucun os n'a été scié ni manipulé : la convalescence n'a plus lieu d'être ! "Ces opérations concernent souvent des personnes d'un certain âge qui mettaient du temps pour se remettre totalement. Ici, il n'y a pas de risque d'infections, de complications, pas de cicatrisations à surveiller", poursuit Jeroen Gaudissabois.

"En tant qu'hôpital, il est essentiel de continuer à investir dans l'innovation qui se traduira par une meilleure expérience pour le patient, le fournisseur de soins ainsi que des meilleurs résultats et un coût inférieur pour nos soins de santé", estime le Dr Kristiaan Deckers, médecin en chef du GZA Ziekenhuizen.