Santé

Un quart des personnes âgées atteintes de maladies chroniques sont hospitalisées. Or, en 2040, les 65 et plus devraient représenter 24% de la population belge !


Les maladies chroniques sont un poste budgétaire important pour les plus de 65 ans. En 2017, une personne sur quatre souffrant d'une maladie chronique a dû être admise à l'hôpital pour au moins une nuit. Les Mutualités Libres ont initié une étude pour savoir quelles étaient exactement les dépenses directement liées au vieillissement de la population en Belgique.

En 2017, 18,5 % de la population belge était âgée de 65 ans ou plus, et selon le Bureau fédéral du Plan, ce pourcentage s’élèvera à 24,1 % en 2040. Le groupe des plus de 80 ans doublera aussi d'ici là représentant 10 % de la population. Ce vieillissement s'accompagne de coûts élevés car les dépenses annuelles en soins de santé de l'assurance maladie obligatoire augmentent avec l'âge : de 1.401 euros en moyenne pour les moins de 65 ans à 4.531 euros pour les 65 à 79 ans et 8.820 euros pour les 80 ans et plus.

Les hospitalisations coûtent très cher

Le bon sens dirait qu'avec l'âge, le risque de maladies sérieuses augmentent. En fait, cette étude démontre que l'âge en lui-même "n’explique que de façon très limitée les dépenses de santé des personnes âgées. Ce qui joue un rôle important par contre, c'est le fait d'être atteint de maladies chroniques. 1 personne sur 3 âgée de 65 ans ou plus souffre d'au moins 2 maladies chroniques et plus de 1 sur 10 en a au moins 3". Et 80 % plus de 80 ans souffrent de telles maladies (hypertension, dépression, diabète, ...).

En 2017, plus du quart des personnes âgées atteintes de maladies chroniques ont été hospitalisées, contre 1 personne âgée sur 10 n'ayant pas de maladie chronique. Or, les hospitalisations représentent le poste de dépenses le plus important pour les 65 ans et plus : 1/3 des dépenses en soins de santé prises en charge par l’assurance maladie.

Au vu de ces chiffres exponentiels avec la pyramide des âges, les Mutualités Libres demandent que "le budget de la prévention soit doublé et que la norme de croissance pour le budget de santé passe de 1,5 à 2,2 % ".