Il y a une semaine, Angélique Coetzee, qui serait le premier médecin sud-africain à avoir alerté les autorités sur l'existence de ce nouveau variant novembre, décrivait les symptômes qu'il provoque dans les colonnes du journal El País. "Il s'agit de maux de tête, de douleurs musculaires et de fatigue. Ce sont les principaux symptômes dont se plaignent les patients. Parfois, ils ont aussi le nez bouché et la gorge irritée", expliquait-elle avant de souligner, " Ce que nous ne voyons plus vraiment, ce sont les fortes fièvres et les personnes qui ont besoin d'oxygène. Pas même dans les hôpitaux. De nombreuses personnes sont admises pour autre chose et ne sont testées positives qu'ensuite".

Ce jeudi, selon la BBC, une équipe de chercheurs britanniques, l'équipe Zoe, alerte sur le nombre de cas de variant Omicron qui passerait en dessous des radars. "Pour la plupart des gens, un cas Omicron positif ressemblera beaucoup à un rhume, à commencer par un mal de gorge, un nez qui coule et un mal de tête", avertit le scientifique à la tête de cette équipe, Tim Spector, épidémiologiste au King's College de Londres. Ces chercheurs britanniques estiment ainsi que la moitié des personnes avec des symptômes semblables à un gros rhume ont en réalité développé le Covid. "Nous devons changer les informations destinées au public en urgence pour sauver des vies", plaident-ils avant d'appeler les personnes ayant "un gros rhume" à passer un test rapide.

Deux études menées en Grande-Bretagne publiées mercredi montrent également aujourd'hui que les infections au variant Omicron du Covid-19 sont moins susceptibles de provoquer des hospitalisations en comparaison avec le variant Delta, confirmant une tendance d'abord observée en Afrique du Sud. Ces études préliminaires - l'une venant d'Ecosse, l'autre d'Angleterre - ont été saluées par les experts, qui se sont toutefois montrés prudents et ont souligné que le taux de transmission élevé du variant pourrait malgré tout résulter en davantage de cas graves.