Si les assistants vocaux et les outils de synthèse et de reconnaissance vocale des smartphones ne cessent de se perfectionner, ce principe d’écriture, qui permet aux malvoyants de lire grâce au toucher, garde toute sa légitimité.

Le braille donne accès à la lecture, à l’écriture et à l’orthographe.

"C’est le seul moyen, quand on est déficient visuel, d’apprendre à lire, à écrire, d’apprendre la grammaire et l’orthographe. Cela n’est pas possible avec une synthèse vocale", relève Roxane Jeseck, utilisatrice du braille depuis ses 8 ans. Abandonner le braille conduirait, selon elle, à l’illettrisme.

Il participe à la construction de la pensée.

"Seule la relecture tactile permet de se rendre compte de la longueur d’une phrase, de la structure d’un texte, de revenir en arrière, de relire plusieurs fois un document", explique Éric Obyn, professeur de braille.

Il permet d’accéder à un niveau d’études supérieur.

Selon des études américaines, les déficients visuels utilisateurs du braille ont plus de chance de terminer un cycle supérieur et de trouver un emploi pour lequel ils sont qualifiés.

Il facilite l’autonomie des personnes aveugles ou malvoyantes.

Les outils s’additionnent, ils ne s’excluent pas.

"Utiliser l’ordinateur ne vous empêche pas d’écrire à la main ! Nous, c’est pareil", dit Éric Obyn, qui considère les nouvelles technologies comme une chance pour le braille car elles facilitent son apprentissage et son usage. Ainsi, l’informatique et des logiciels adaptés donnent un sérieux coup de peps au braille.