Le trouble peut parfois indirectement provoquer des discordances entre les parents. Deux clés pour rétablir l’équilibre ? Le maintien du dialogue et l’amélioration du bien-être !

Les parents se sentent parfois dépassés par l’hyperactivité de leur enfant. À la maison, l’ambiance est au plus bas, morose. Les parents perdent patience, s’énervent et partagent leur mal-être en s’en prenant à leur moitié.

Dans son livre L’enfant papillon, Gilles Diederichs nous indique les démarches à suivre pour éviter que la vie à la maison devienne un vrai champ de bataille et que les parents s’affrontent ce que l’on appelle un burn-out parental. En d’autres mots, "une fatigue intense, physique et mentale, qui fait que les parents sont de plus en plus submergés par ce qu’ils vivent dans leur relation avec l’enfant".

L’autocoaching parental est, selon Gilles Diederichs, "la clé pour s’en sortir à deux" et s’organise autour de deux axes : "le maintien du dialogue dans le couple et l’amélioration du bien-être des parents".

1. Maintenir le dialogue dans le couple

"L’enfant est un peu comme un bateau dans la tempête : il se rassure en sachant qu’il peut revenir au port et à sa tranquillité grâce au phare et à ses feux qui indiquent la direction à suivre." Dans cette métaphore, Gilles Dierderichs compare les parents au phare, éternel repère, permettant à l’enfant d’avoir une base solide sur laquelle se reposer. Il est donc important, pour le bien-être de son enfant - et de celui de couple - de s’accorder sur l’attitude et le langage à adopter lorsqu’on s’adresse à son enfant. Prenez donc le temps de discuter, de partager tour à tour vos incertitudes. N’hésitez surtout pas à questionner l’autre sur la manière avec laquelle il aurait fait face à telle ou telle situation à votre place. Inutile de rejeter la faute sur l’autre ou d’essayer d’avoir le dernier mot. La situation ne ferait qu’empirer. Partagez vos ressentis et prenez des décisions en commun !

2. Œuvrer pour le bien-être de son couple

Le bien-être physique et mental de chaque parent joue un rôle important dans la façon de gérer un quotidien chahuté par l’hyperactivité de l’enfant. Les parents sont donc invités à s’adonner à quelques petites activités simples, à répéter au cours de la semaine, afin de "se ressourcer et éviter la fatigue et les sautes d’humeur".

Dans un premier temps, Gilles Diederichs vous conseille de vous apaiser en effectuant quelques exercices de respiration en fonction de votre état d’esprit du moment.

Éclaircissez ensuite vos pensées par différents types de médiation. Accordez-vous quelques minutes de tranquillité pour faire le point avec vous-même. Vous serez dès lors mieux préparé pour échanger avec vos proches.

Le sommeil est précieux et nous permet de recharger les batteries après une longue journée. Imposez-vous donc un minimum de 8 heures de sommeil par nuit. Celles-ci vous aideront à surmonter les hauts et les bas du quotidien.

Enfin, faites-vous masser à fréquence d’une fois par semaine pour décompresser.

Enfant agité, TDA et TDA/H, que signifient réellement ces termes ?

Enfant agité : un enfant agité est une véritable pile électrique. Il ne tient pas en place. Il peut s’intéresser à un projet et s’en désintéresser aussitôt. C’est un enfant qui a besoin de bouger en permanence, de s’exprimer. Pour traiter ce trouble, on recourt le plus souvent à des médiateurs ou à des psychologues qui analyseront et conseilleront la relation parents-enfant.

Enfant agité qui présente des troubles du déficit de l’attention (TDA) : un enfant qui présente des TDA en souffre véritablement. Celui-ci a conscience qu’il a du mal à dépasser ses difficultés (exemple : se concentrer durablement). "Ces troubles se manifestent aussi bien à l’école, à la maison qu’avec des amis", explique Gilles Diederichs. "Il décroche assez facilement de la réalité et s’invente un monde, comme un jardin secret, un terrain sécurisé qu’il balise de courts moments de rêverie, suivis d’une phase totale de déconcentration dans tout ce qu’il entreprend."

Enfant qui présente des troubles du déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDA/H) : ce cas relève, quant à lui, de la neurologie. Les troubles s’expriment ici à travers l’inattention, l’impulsivité et l’hyperactivité. L’enfant est en mouvement permanent, mais ses gestes et ses propos ne sont pas coordonnés. Le diagnostic de l’hyperactivité nécessite souvent un traitement médicamenteux.