Le journal Le Soir annonçait ce dimanche la découverte d’un nouveau variant en Belgique. Celui-ci représenterait environ 4% des infections chez nous, c’est-à-dire à peu près autant que les variants brésiliens et sud-africains. Le médecin microbiologiste de la KULeuven Emmanuel André est intervenu en direct lors du journal télévisé de la RTBF ce dimanche pour faire le point sur ce nouveau variant que certains nomment déjà "le variant belge".

Selon l’expert, ce surnom n’est pas adéquat. "Ce variant est arrivé en Belgique probablement en même temps que les autres", explique-t-il. "À la fin de l’année dernière, début de cette année, beaucoup de personnes sont revenues de l’étranger et en Belgique, on a hérité de toute une série de variants du virus dont trois que nous suivons particulièrement : celui qui a émergé en Angleterre, celui d’Afrique du Sud et celui du Brésil". Cet autre variant est, lui aussi, suivi depuis le début de l’année. Il se répand depuis son arrivée, sans augmentation exponentielle.

Pas d'indice sur une plus forte sévérité

"Ce n’est pas quelque chose de totalement nouveau, ce n’est pas très inquiétant non plus mais c’est quelque chose que nous étudions et dont nous discutons avec d’autres pays en Europe et à travers le monde", assure Emmanuel André.

Ce variant, à l'instar des autres, est certainement plus contagieux, étant donné qu’il ne disparaît pas. "En revanche, nous n’avons pas encore d’indice sur une potentielle sévérité plus élevée, ni de résistance au vaccin. Donc c’est rassurant", explique l’expert qui précise cependant que les études continuent. "Il n’y a donc pas de raison aujourd'hui de se préoccuper outre mesure de ce variant. Il s'agit, comme pour tant d’autres variants, d'une souche que nous étudions", conclue-t-il.