Pierre Van Damme, vaccinologue et membre de la task force, pense que le vaccin Pfizer pourrait être proposé à ces jeunes, et pas seulement aux adultes, dès le début des vacances d'été.

"C'est pas moins de 2 millions de personnes qui ne sont pas vaccinées et cela rend plus difficile d’atteindre l’immunité collective de 70 à 80% de personnes vaccinées", explique Pierre Van Damme à nos confrères du Morgen. 

Un moyen d'arriver à l'immunité collective ?

L'objectif des 70 à 80% de vaccinés de la population adulte est-il possible ? "Si on pouvait commencer à vacciner les moins de 18 ans, on va arriver plus facilement à 70% de l’ensemble de la population", explique Sophie Lucas, immunologue à l’institut de Duve (UCLouvain), à la RTBF.

Ce raisonnement est rejoint par d'autres professionnels de la santé. "Ce sont des jeunes qui ont beaucoup de contacts sociaux. Du coup, le virus circule beaucoup dans ce groupe d’âge", explique Nicolas Dauby, infectiologue au CHU Saint-Pierre.

Aucun danger en perspective ?

La vaccination, qui ne convainc pas tout le monde, aurait-elle un danger particulier pour ces jeunes de 16-17 ans ? "Il n’y a pas de raison de penser qu’il y a des différences entre un jeune de 16 ans et un adulte de 18 ans. Au niveau du système immunitaire, tout cela est comparable. Il ne faut pas s’attendre à d’autres effets secondaires dans cette population-là. Et au niveau de l’efficacité, ce sera aussi comparable", affirme Nicolas Dauby auprès de la RTBF.

Pour ce qui est des jeunes adolescents, entre 12 et 15 ans, les études n'ont pas encore établi un feu vert. Pour Sophie Lucas "Plus les vaccins seront disponibles, plus on devra descendre dans les âges. Il faudra progresser en fonction des essais cliniques."