L'étude a été publiée ce vendredi dans le cadre d'une collaboration entre l'Université d'Oxford et le NHS Foundation Trust des hôpitaux universitaires d'Oxford.

Les résultats obtenus par les chercheurs suggèrent qu’une personne positive au Covid-19 est "très peu susceptible" d’être à nouveau infectée pendant au moins six mois. Il faut toutefois faire preuve de prudence : l'étude n'a pas encore fait l'objet d'un examen par les pairs.

L'étude a été menée pendant 30 semaines, entre avril et novembre, sur plus de 12 000 soignants employés dans les hôpitaux universitaires d'Oxford. Selon les résultats, 89 des 11 052 membres du personnel sans anticorps ont développé une nouvelle infection avec des symptômes. Le personnel ayant des anticorps s'est également avéré moins susceptible d'être testé positif au virus lorsqu'ils ne présentaient pas de symptômes. Aucun des 1 246 membres du personnel ayant des anticorps n'a développé d'infection symptomatique.

Selon David Eyre, professeur à l'Université d'Oxford, c'est une très bonne nouvelle : "Nous pouvons être sûrs que, au moins à court terme, la plupart des personnes qui contractent le COVID-19 ne l'auront plus". "Nous savons d’après une étude précédente que les niveaux d’anticorps diminuent avec le temps, mais cette dernière étude montre qu’il existe une certaine immunité chez ceux qui ont été infectés" a-t-il déclaré.

Cette étude permet également de soutenir l'hypothèse inverse, selon laquelle les patients n'ayant pas développé d'anticorps sont plus susceptibles de développer l'infection une seconde fois.

L'étude va maintenant se poursuivre afin de recueillir des données sur la protection contre de l'infection au-delà d'une période de six mois. Ces premiers résultats représentent une étape importante pour comprendre le fonctionnement de l'immunité au Covid-19.