Cette évolution dans le secteur des soins de santé se met doucement en place, rapportent vendredi De Standaard et Het Nieuwsblad. Une personne qui se rend chez son médecin généraliste ou son dentiste doit, dans la plupart des cas, payer la consultation en entier, et généralement ce montant est ensuite remboursé par la mutualité. Mais cette étape, notamment pour les dentistes, est souvent soumise à un plafond.

Ce système de remboursement est toutefois profondément remis en question. Le comité de l'assurance soins de santé de l'Inami, l'institut national d'assurance maladie-invalidité, souhaite permettre que tous les médecins puissent décider de ne facturer que leurs honoraires, le montant que les patients doivent effectivement payer. La mutualité, et non plus le patient, paierait alors le reste du montant directement au médecin.

Pour un contrôle annuel chez le dentiste, un patient ne devrait alors plus débourser que 3,5 euros, ou pour une consultation chez un médecin généraliste, seulement 4 euros.

Le système du tiers payant, qui permet au patient de ne débourser que le montant à sa charge, n'était disponible jusqu'il y a peu que pour les personnes en difficultés financières lors d'hospitalisations.

Mais si la proposition est approuvée, alors toutes les limites seraient abolies. Après le comité de l'assurance de l'Inami, le gouvernement fédéral devra y donner son feu vert. Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) a déjà approuvé pour sa part la proposition.