Selon le quotidien français, les consultations de nombreux patients auraient en effet été facturées en "hospitalisation de jour". Le tarif appliqué pour ces hospitalisations n'est pas le même que pour une consultation. Une différence qui ne passe pas auprès de certains patients. 

"Si on m’avait prévenu du tarif, je n’y serais même pas allé, parce qu’au final je n’ai pas pris l’hydroxychloroquine vu que j’étais asymptomatique. Je n’ai pas de mutuelle. Vu les examens, je n’imaginais pas que ça allait coûter une journée d’hospitalisation. Et on me demande 250 euros pour chaque passage. Quand je pense au coût global pour la Sécurité sociale, les mutuelles, voire les patients, 1 264 euros à chaque fois, 3 800 euros au total, je ne comprends pas. On nous parle maintenant d’hospitalisation de jour, mais en fait la prise en charge dure dix minutes pour faire les prises de sang, trois minutes trente pour faire l’électrocardiogramme, et cinq minutes la consultation pour la délivrance de l’hydroxychloroquine, et voilà… Le reste, ce n’est que de l’attente dans les couloirs", explique l'un d'entre eux.

Au total, certains affirment avoir dû régler près de 3.800 euros.

Si l'hôpital de jour permet de regrouper plusieurs examens, une pratique courante, le patient doit bel et bien être hospitalisé pour cela : il doit avoir une chambre et un lit, ainsi qu'une collation le midi. Dans ce cas précis, ces critères n'étaient apparemment pas respectés.

Pour Yanis Roussel, chargé de la communication de Didier Raoult, cette pratique ne pose pas de problème : “L’IHU ne perçoit pas de rentrées financières liées aux activités de soin exercées dans ses murs”.