Des actions festives et informatives partout à Bruxelles et en Wallonie pour sensibiliser toujours et encore à l’utilité de se protéger.

Un DJ set de Liam Summers à 18 h, un bowling dans un préservatif géant, un photomaton pour s’associer au défi "zéro discrimination" : le piétonnier bruxellois accueille ce samedi 30 novembre un grand événement festif dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le sida, entre autres manifestations nationales. Des stands informeront sur les modes de transmission du VIH, permettront un dépistage gratuit avec résultat immédiat et de récupérer des préservatifs, qui restent la meilleure arme contre le sida.

Un moment de sensibilisation encore et toujours nécessaire, quand une étude avance que 15 à 20 % des jeunes Wallons (15-25 ans) pensent qu’on peut attraper le sida avec une piqûre de moustique ! Ce qui est totalement faux.

Les jeunes sont pourtant la cible de campagnes de prévention régulières sur les réseaux sociaux et a priori la plupart d’entre eux ont suivi ou auront des cours à l’éducation affective et sexuelle. "Mais c’est clair que l’on constate que les jeunes d’aujourd’hui perçoivent le sida comme moins grave qu’auparavant", estime Thierry Martin, directeur de la plate-forme Prévention Sida. "Ce qui vient troubler le message, c’est qu’on ne peut pas leur donner tout à fait tort avec les progrès de la médecine. Aujourd’hui, on peut affirmer qu’une personne qui est traitée, qui est suivie médicalement et qui maintient le virus indétectable dans son sang ne transmet plus l’infection par le virus du sida."

Un fait qui est l’objet de campagnes d’info depuis quelques années pour lutter contre la discrimination " et contre la peur irrationnelle, le tabou et le rejet face au VIH".

Reste que si les jeunes utilisent le préservatif les premières fois, "beaucoup l’abandonnent très vite après quelques semaines de relation, sans avoir fait de tests préalables", souligne M. Martin qui est tout à fait conscient que les publics cibles sont aujourd’hui plus variés : les adultes âgés de plus de 45 ans sont aussi concernés. "Les personnes qui ne sont plus en couple et qui reprennent une activité sexuelle avec d’autres partenaires n’ont plus le réflexe de la protection. Et le message véhiculé qui conseille d’utiliser le préservatif quand on est jeune fait que beaucoup ne se sentent pas concernés", explique le directeur. À cela, on peut ajouter que "retrouver un.e partenaire à cette période est moins facile et que l’on sacrifie l’usage du préservatif s’il pose problème à l’autre". Une campagne à l’attention de ce public spécifique est en préparation pour l’année prochaine.

En Belgique, les derniers chiffres publiés par Sciensano montrent que le nombre de nouveaux diagnostics de VIH a continué de baisser pour la 5e année consécutive. Même si en moyenne 2,4 personnes par jour sont diagnostiquées séropositives.

Infos : www.preventionsida.org