Se faire soigner les dents n’est pas anodin. En plus du soin en lui-même, il est nécessaire d’envisager l’avenir et le suivi n’est pas à négliger.

Michel Devriese, le président de la Société de médecine dentaire, souhaite mettre en garde les patients qui entendent réaliser leurs soins dentaires à l’étranger. "En tant qu’association de dentistes, nous sommes conscients que nous vivons dans un village mondial.

"Des plans de traitements dentaires de réhabilitation demandent diverses étapes et des temps d’attente, mais aussi de cicatrisation. Par exemple, quand on dispose un implant dans l’os, il faut attendre de 3 à 6 mois avant de pouvoir mettre la dent définitive.

"Si les soins sont faits à l’étranger, cela peut poser des problèmes de retourner sur place.

"C’est intéressant d’avoir son dentiste à proximité et disponible à intervenir en une heure si nécessaire. Il faut se dire que si vous n’êtes pas content de votre dentiste, vous avez des recours. À l’étranger, cela me semble difficile. Certains dentistes m’ont relaté qu’ils ont eu des patientes qui se sont fait soigner à l’étranger et ont eu des soucis.

"Il faut parfois tout démonter et refaire. Cela représente une grosse responsabilité.

"Les personnes se sont peut-être endettées, il est difficile d’ensuite refaire des soins très coûteux. Heureusement, les complications ne sont pas très nombreuses. Dans certains cas, tout se passe très bien.

"Nous avons d’excellents confrères qui travaillent en Hongrie, mais certains travaillent moins bien.

"S’ils travaillent dans une logique commerciale, il ne faut pas penser qu’ils vont voler à votre secours avec toute la déontologie médicale nécessaire. Une fois qu’un problème se présente, les dentistes belges ne veulent parfois pas prendre la responsabilité de réaliser un nouveau travail."