C’est ce qu’on appelle une happy end. Et elle fait tant de bien en cette période de crise sanitaire où cette tendance à ne retenir que le négatif est parfois trop forte. Le début de l’histoire ne présageait pourtant pas un tel dénouement mais heureusement, tout se finit bien pour le petit Kaïs, 4 ans. L’enfant a, pour rappel, été plongé dans le coma artificiel à la mi-octobre après avoir contracté le coronavirus. Il a développé le syndrome Pims-TS, une maladie semblable à celle de Kawasaki, provoquée par le Covid 19 chez les plus jeunes.

Sorti de l’hôpital le 26 octobre dernier, Kaïs est désormais en pleine forme, nous assure son papa ce vendredi après-midi. “Il a vraiment retrouvé 100 % de ses capacités. Il n’est plus fatigué, il joue comme avant, il a enfin retrouvé toute son énergie”. Pour le plus grand bonheur de ses parents, qui n’oublieront toutefois jamais cette expérience et les innombrables messages de soutien qu’elle a suscitée. “Toute cette énergie positive qu’on a pu nous transmettre, c’est juste incroyable. L’histoire de notre fils a fait le tour du monde. De l’Europe en passant par l’Afrique, l’Amérique, on a reçu énormément de messages. Jusqu’en Bolivie, des gens priaient devant une photo de notre enfant !”.

Conscients de leur chance, les parents du petit Kaïs soutiennent à leur tour d’autres familles impactées par le virus. “On reçoit des témoignages de parents de partout et il y en a bien plus qu’on ne le pense en Belgique. Je ne dis pas qu’il y a des cas aussi graves que celui de notre fils, mais des enfants qui ont besoin d'une aide respiratoire parce qu’ils ont contracté le virus, ce n’est pas du tout aussi rare que ce que certains s’imaginent”, affirme Grégory Chaudy, avant de se montrer optimiste quant à l’avenir : “Je pense que cette histoire sera bientôt derrière nous. Je veux rester confiant et penser que la page sera bientôt tournée”.

De là à remettre Kaïs dès lundi prochain à l’école, Gregory hésite encore : “Il a quatre ans, ce n’est pas comme s’il allait rater beaucoup de choses. Nous sommes indépendants et notre boutique est fermée. Dès lors, autant profiter de notre fils et attendre peut-être le retour de jours meilleurs pour le remettre à l’école. On y réfléchit encore”.

Tous les deux négatifs aux tests Covid, les parents de Kaïs ignorent où leur enfant a contracté le virus. Virus qui ne devrait, en principe, pas laisser de séquelles au petit garçon. “On a des tests des poumons et du coeur prévus dans deux mois mais c’est vraiment uniquement par précaution”, termine Gregory avant de retourner profiter de son fils : “Avec ce qu’on a vécu, on sait désormais que tout ce qui nous arrive ne peut être que du bonus. Les petits soucis n’ont plus d’importance”.